Deux centres de soins dentaires fermés après 76 plaintes de patients
©ShalenaOlena

Deux centres de soins dentaires fermés après 76 plaintes de patients

Les deux centres dentaires impliqués ont été définitivement fermés par l’Agence régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le , mis à jour le

Mauvais traitements, mutilations et abus financiers. Après 76 dépôts de plaintes de patients, le trésorier de des centres Proxidentaire de Belfort (Territoire-de-Belfort) et Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or) a été mis en examen.

Il  est soupçonné de "tromperie ayant entraîné un danger pour la santé, complicité d'exercice illégal de chirurgien dentiste et abus de confiance", a précisé en conférence de presse le procureur de la République à Dijon, Olivier Caracotch.

A lire aussi : Une influenceuse condamnée pour la vente de produits censés faire gonfler les fesses

Manque d’hygiène et de qualifications

L'enquête concerne notamment les "conditions d'hygiène des locaux et des ustensiles ainsi que les qualifications des personnels", selon le procureur. 

Les clients de Proxidentaire, réunis dans un collectif, dénoncent depuis des mois des mauvais traitements : arrachage de dents sans anesthésie, dentiers blessants et mutilations.

L'instruction se penchera également sur des accusations d'encaissement de chèques, d'un montant total de 200.000 euros, pour des soins non réalisés et sur l'absence de diplômes pour certains dentistes.

Fermeture des deux centres

L'Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté a de son côté annoncé la fermeture définitive des deux centres, après la suspension de leur activité intervenue en juin et juillet.

L'ARS considère que l'association Proxidentaire n'est "pas en mesure d'assurer une gestion des centres garantissant la préservation de la santé publique".

L'affaire n'est pas sans rappeler le scandale des centres dentaires low cost Dentexia,. Il y a plus de cinq ans,  des milliers de patients s'étaient plaints d'avoir été mal soignés ou abandonnés en cours de traitement.