Un escape game pour sensibiliser au psoriasis

Près de 2 millions de personnes souffrent en France de psoriasis. Pour combattre les nombreux clichés, les associations de patients tentent d’informer le grand public. Cet escape game, ce jeu de société grandeur nature, parcourt la France depuis quelques semaines.

Rédigé le , mis à jour le

Débusquer les idées reçues. C'est toute l'ambition de cet escape game. Un jeu de rôle grandeur nature qui a traversé la France à bord de ce bus. La dernière escale est la place Masséna à Nice.   

Naëlle et Cyrielle ne connaissaient presque rien au psoriasis. Elles ont décidé de monter à bord. Un maître du jeu va les guider et leur proposer plusieurs épreuves.  

Mettre fin aux idées reçues

"Dans cet espace, il y a trois zones différentes. Chaque zone correspondant au décor d’une personne atteinte de psoriasis. Votre mission à vous consiste à aider ces personnes à comprendre leur maladie", explique Antony Da Costa, maître du jeu.

Les joueuses auront 30 minutes, pas une de plus, pour résoudre plusieurs énigmes. Les premières idées reçues commencent à s’effacer.  

"On cherche à savoir si la maladie psoriasis est dû à un manque d’hygiène et non elle n’est pas due à un manque d’hygiène", explique Cyrielle.  

Au cours de leur enquête, les joueuses doivent appeler une dermatologue pour obtenir des informations sur Marion, une patiente fictive. A l’autre bout du fil, une animatrice joue le rôle du médecin.  

"Marion ne prenait pas son traitement régulièrement, alors qu’il faut le faire même si on ne voit pas d’amélioration", commente Cyrielle.

Comprendre et faire comprendre le psoriasis

"On a appris que le psoriasis est une maladie qui n’est pas contagieuse, et ça je ne le savais pas."Que ça pouvait procurer du stress, de la dépression aussi", confient les jeunes filles. 

Pour certains joueurs, c’est aussi l’occasion de faire comprendre à leurs proches un quotidien parfois éprouvant.  

"Personnellement, j’en suis atteint et ça fait vraiment plaisir de voir qu’il y a des choses qui sont mises en place pour informer les gens, notamment sur le fait que ce n’est pas un problème d’hygiène. On a beau se laver, c’est une maladie", explique Timothée.  

1 patient sur 10 suit un traitement médicamenteux

A quelques mètres du bus, une tente abrite des dermatologues du CHU de Nice. Le but est de retisser le lien avec des patients souvent mal informés.  

"En 2021, c’est anormal d’avoir un psoriasis et de ne pas être traité, surtout un psoriasis diffus. Il faut lutter contre les idées préconçues, notamment les personnes rejetées à l’école ou au travail, et rappeler encore une fois qu'aujourd’hui, on a des traitements extrêmement efficaces. J’aimerais avoir des traitements aussi efficaces pour toutes les dermatoses", confie le Pr Thierry Passeron, dermatologue au CHU de Nice.   

Actuellement, seul 1 patient sur 10 atteint de psoriasis suit un traitement médicamenteux

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