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Enquête de santé : SOS Enfants maltraités

Novembre 2011, Bastien, 3 ans, meurt après avoir été puni, enfermé dans un lave-linge. Le cas du petit Bastien n'est malheureusement pas un cas isolé. Enzo, Marina, Lorenzo autant de prénoms d'enfants qui renvoient à des faits divers atroces. Mais au-delà de l'atrocité, ces drames posent de nombreuses questions...

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Enquête de santé : SOS Enfants maltraités
Enquête de santé : SOS Enfants maltraités

Pourquoi les services sociaux et la justice n'ont-ils pas réussi à sauver ces enfants ? Comment diagnostiquer la maltraitance ? Comment prendre en charge ces enfants en danger ? "Enquête de santé" ouvre le dossier. Motus et bouche cousue est un documentaire de Marie Bonhommet, c'est ce soir à 20 h 35, en direct sur France 5. La diffusion du documentaire est suivie d'un débat avec des spécialistes et des témoins, animé par Marina Carrèe d'Encausse, Michel Cyles et Benoît Thevenet.

Allô, enfance en danger

En savoir plus :


Pour faire part d'une inquiétude, alerter sur la situation d'un enfant maltraité ou à risque de l’être, il y a un numéro : le 119. C'est LE service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger qui a été mis en place il y a 22 ans déjà.

119, Allô Enfance en danger, mode d’emploi

Le 119 est ouvert 24h24, 7/7. Il y a toujours quelqu'un au bout du fil pour recueillir votre appel. En moyenne le 119 réceptionne 1 600 appels par jour. Parmi eux, 80 feront l'objet d'une discussion avec un écoutant. Une trentaine aboutiront à un signalement aux services sociaux.

Gratuité, confidentialité

Le 119 est un numéro gratuit, quelque soit votre lieu d'appel en France, y compris si vous appelez d'un département d'outre-mer, et même si vous appelez d'un portable. Ce numéro n'apparaît jamais sur les factures détaillées de téléphone. C'est important à savoir, notamment pour ceux qui auraient peur qu'on repère leur appel : personne ne pourra savoir que vous avez appelé le 119.

Que se passe-t-il quand j'appelle le 119 ?

Concrètement, après un éventuel court temps d'attente, une première personne va décrocher, vous demander en quelques mots l'objet de votre coup de fil et vous mettre en relation avec l'un des 50 professionnels de l'enfance qui se relaient au 119.

Il peut s'agir d'un juriste, d'un psychologue, d'une assistante sociale… tous ont reçu la même formation pour être capable de prendre en charge votre appel. Cet écoutant va passer 2, 5, 10 ou 20 minutes avec vous pour bien comprendre et évaluer la situation. Cela se fait en toute confidentialité.

Ensuite, si c'est nécessaire, l'écoutant avertira la cellule de recueil des informations préoccupantes du département dans lequel habite l'enfant en question. Ce sont donc les services sociaux du Conseil général qui prendront en charge la suite de l'affaire, sur le terrain, ou en cas d'urgence, le procureur ou la brigade des mineurs, par exemple.

Le 119 n'est pas un service d'intervention

Attention ! Si vous entendez ou voyez un enfant en danger immédiat, ce sont évidemment les services de police qu'il faut appeler en urgence. Le 119 n'est qu'un service téléphonique : ses écoutants vont bien sûr pouvoir agir, mais pas dans l'instant qui suit votre appel.

Un numéro pour qui ?

Si vous êtes le témoin d'une situation de maltraitance, physique, psychique, ou d'une négligence (enfant qui n'est pas éduqué, mal nourri, qui ne dort pas…), vous devez appeler.

On peut aussi appeler pour soi-même, soit parce qu'on se sent un enfant ou un ado en danger, soit en tant qu'adulte, parce qu'on se sent épuisé, à bout, perdu, et que l'on pourrait commettre l'irréparable. Les écoutants du 119 sont là pour vous aider.

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