Ch@t : Bien utiliser les anti-inflammatoires

Ch@t du 1er avril 2014 de 15h à 16h : le Pr René-Marc Flipo, rhumatologue et le Pr Alain Astier, chef de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil, ont répondu à vos questions.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses du Pr Alain Astier, chef de pharmacie à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil

Mieux vaut éviter. Prenez plutot du paracétamol.

Absolument pas.

Aucune donnée décrite sur une toxicité auditive du naproxène®. C'est l'AINS le mieux toléré.

C'est probablement la meilleure solution. Le paracétamol est toujours préférable. Il faut en prendre par 1 g mais sans dépasser 3 g/jours.

Mieux vaut éviter les anti-inflammatoires avec votre traitement sauf raisons majeures. En parler à votre médecin, pas d'automédication. Si douleur, paracétamol, paracétamol + codéine = pas de problème. Attention avec codéine risque de somnolence atention à la conduite autombile.

Absolument aucun problème. Ce sont des molécules très utilisées, simples à fabriquer et la qualité des génériques est très bonne. Mais ne jamais acheter sur un site internet.

De principe oui mais si vous n'avez pas d'antécédents d'ulcère gastrique et que vous les prenez avec un repas cela devrait aller.

Ce sont des modes d'action très différents, ils n'agissent pas du tout sur mes mêmes systèmes physiologiques.

La naprosyne est un excellent produit qui a le moins d'effets indésirables mais généralement attention quand on associe 2 anti-inflammatoires. Pas de remplaçant vrai du di-antalvic. Le plus proche c'est l'association paracétamol/codéine.

Attention. Cela dépend de votre âge et de votre fonction rénale. Si on est âgé on a plus de risque. Remplacer le diclofénac® par le naproxène® et buvez beaucoup.

Du paracétamol, 3 x 1 g au maximum.

En général on doit boire au moins 1,5 l de liquide pas jour (eau de préférence). Plus en cas de forte chaleur ou de déshydratation. Prendre toujours les antiinflammatoires avec un repas. Favoriser les légumes, peu de charcuterie et pas d'abats.

Très peu, surtout sur des inflammations articulaires. Par contre, souvent des intolérances local (rougeurs, irritations voire brûlures).

Tout depend de la dose d'ibuprofène® et c'est surtout vrai avec des doses fortes de méthotrexate® en cancérologie, pas en rhumatologie ou les doses sont plus faibles. Les risques sont des troubles sanguins mais normalement vous devez avoir des bilans régulier. Si tout vas bien pas de problème. Donc pas de panique.

Cela depend de ce que vous prenez comme médicament pour le diabète. Si ce sont des sulfamide type Daonil® il faut éviter +++ les anti-inflamatoires. Avec la metformine® c'est plus acceptable. Le paracétamol 3 x 1 g/j est ce qu'il y a de moins mauvais dans votre cas.

Mieux vaudrait utiliser du naproxène®. Cependant, pas de panique avec le voltarène® si vous n'avez pas de problème cardiaque, ni de traitement pouyr une hypertension ni un diabète de type II.

Le naproxène® (Apranax).

Cette posologie me semble bizarre. Une dose par semaine ne me semble pas efficace. Essayez simplement le paracétamol.

A priori cela ne me semble pas lié. Attention à ce que vous mangez le soir. Mangez léger.

Je ne pense pas, la question est de savoir si vous avez besoin des anti-inflammatoires.

Eviter le diclofénac (Voltarène®)mais en général attention.


Les réponses du Pr René-Marc Flipo, rhumatologue

Les tendinites peuvent effectivement constituer un signe revelateur d'une spondylarthrite...une consultation spécialisée pourrait être envisagée...l'activité physique étant en règle recommandée dans toutes les affections rhumatologiques.

La PPR se soigne d'abord et avant tout par cortisone...mais le traitement peut être très long...il faut éviter en règle d'associer un AINS...et oui, presque toujours la maladie va s'éteindre...parfois après 12 à 18 mois de traitement en moyenne.

Les AINS peuvent être responsables de nombreux effets secondaires dermatologiques...ceci n'est pas toutefois très fréquent.Leur efficacité dans la spondylarthrite est importante et il s'agit des traitements dits de première intention.Un avis consultatif spécialisé est probablement souhaitable...

NON...ce médicament est de la famille des anti douleur ou antalgiques...les risques sont différents de ceux des AINS...il faut surtout éviter de devenir "dépendant" sur le plan psychologique voire physique...

NON...il n'y avait plus que 3 pays au monde dont la France...ce traitement n'ayant jamais prouvé qu'il était plus efficace qu'un autre...avec une toxicité certes rare mais parfois très grave (accidents hématologiques...).

OUI : les AINS sont bien connus pour leurs risques digestifs et rénaux....ulcère de l'estomac...insuffisance rénale...MAIS, ces complications s'observent surtout chez les sujets dits à risque : très agés...déja fait un ulcère...peu hydraté...traitement diurétique associé...L'alternative actuelle est le recours aux biomédicaments anti TNF...ceci sera abordé avec votre rhumatologue !

Tout à fait...à doses élevées le paracétamol peut être responsable d'hépatites médicamenteuses parfois très graves...à doses plus faibles il n'est pas rare de constater une élévation des paramètres biologiques hépatiques...

OUI et NON : on peut arrêter ce médicament brutalement sans risque spécifique (sevrage...)...Mais il faut toujours tenir compte des risques de reprise évolutive de la maladie traitée et dans le cas présent sur les symptômes de la maladie. Un arrêt doit être discutté avec son médecin et le spécialiste ici impliqué dans le suivi de votre lupus...

Non...l'activité physique est toujours recommandée chez les rhumatisants...et ne déclenche pas de poussée inflammatoire ( si elle est raisonnable!!!)...par ailleur la spondylarthrite est rarement active chez les sujets plus agés...par contre, les periarthrites de hanche sont fréquentes et l'activité physique peut réveiller ou augmenter les douleurs !

Oui et Non...on peut chaque jour faire un ulcère de l'estomac sous AINS...la fibromyalgie est une pathologie complexe de cause très discuttée...prise en charge le plus souvent par les centres anti-douleur...Les AINS ne sont pas reconnus très efficaces dans la fibromyalgie...

La seule véritable alternative aujourd'hui : le recours aux biomédicaments anti TNF...prescription spécialisée envisagée par un spécialiste hospitalier...

Je ne pense pas ( les effets secondaires des AINS sont en majorité des effets de "classe")...ou alors il faudrait s'adresser à certaines phytothérapies ou à l'homéopathie mais le niveau d'évaluation scientifique de ce type de traitements est très faible voire nul !

Surtout pas !!!...les effets secondaires notamment sur l'estomac...sur les reins...seraient majorés par une activité physique intense !

Je ne sais pas...je ne pense pas...les AINS ne figurent pas dans la liste classique des médicaments qui donnent des syndrômes secs.

L'hyperostose n'est pas véritablement une maladie...ce sont surtout de "belles" images sur les radios...il n'y a pas de traitement spécifique de l'hyperostose...en général on soigne une arthrose vértébrale...

C'est une alternative possible effectivement...moins de risque...pour une efficacité au moins identique...mais, une à 3 piqûres dans le genoux !!!

 

En savoir plus

En effet bien qu'ils soient des médicaments reconnus, il est important d'être conscient des effets secondaires potentiels car à fortes doses et sur une longue période, ces médicaments très utiles augmentent les risques. Les effets secondaires peuvent être : des risques de saignement, des troubles de l'estomac ou des risques d'ulcères, des problèmes de reins, des troubles cardiaque ou d'AVC. Alors comment bien les utiliser ? Des spécialistes vous répondent lors de notre ch@t..

 

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