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La Haute autorité de santé décourage la chirurgie bariatrique pour les mineurs

La chirurgie de l'obésité ne doit être envisagée que comme solution de "dernier recours" chez les mineurs, estime ce 30 mars 2016 la Haute autorité de santé (HAS), qui constate la multiplication des opérations "en dehors du cadre règlementaire".

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La Haute autorité de santé décourage la chirurgie bariatrique pour les mineurs

Les opérations de chirurgie bariatrique peuvent "entraîner des complications graves et des difficultés au quotidien, même plusieurs années après l'intervention", rappelle la Haute autorité de santé (HAS) dans un communiqué. Elle souligne qu’une intervention de ce type ne permet pas, "à elle seule, de perdre du poids et n'est efficace qu'à condition de modifier ses habitudes alimentaires, d'augmenter son activité physique et d'être suivi médicalement à vie".

"Pour ces différentes raisons, la chirurgie bariatrique ne peut être envisagée chez le mineur qu'après l'échec d'une prise en charge pluri-professionnelle bien suivie, régulière et adaptée", insiste-t-elle, estimant que cette solution est "envisageable uniquement en dernier recours".

Pourtant, "certains professionnels de santé [envisagent de plus en plus fréquemment] cette intervention chez les jeunes", constate-t-elle, notant que 114 mineurs avaient eu recours à de telles opérations en 2013.

Quels critères d’inclusion ?

En France, on estime que près de 4% des jeunes de moins de 18 ans seraient obèses. Mais l'objectif, à cet âge, est de ralentir la progression de la prise de poids et non pas forcément de maigrir, insiste la HAS.

En effet, "l'obésité a des effets délétères sur la puberté, le développement osseux mais aussi sur l'image de soi", note la HAS. "Outre les complications cardio-respiratoires (hypertension, apnées du sommeil, asthme...) ou métaboliques (diabète de type 2), l'obésité a, à cet âge de la vie, un retentissement particulier au niveau de l'activité hormonale et de la survenue de la puberté, de la croissance des os et du développement psycho-affectif", poursuit-elle.

Si toutefois la chirurgie était envisagée, le mineur devra "remplir différents critères" physiologiques et psychologiques, notamment être âgé d'au moins 15 ans (et au cas par cas entre 13 et 15 ans), avoir atteint un stade de croissance osseuse et de puberté suffisant, tout en présentant un indice de masse corporel (IMC) particulièrement élevé.

L'adolescent, remplissant ces critères, devra toutefois suivre une phase de préparation "d'au moins un an", à l'issue de laquelle une dernière réunion entre professionnels validera (ou non) le recours à l'opération ainsi que le type de chirurgie choisi (anneau gastrique, gastrectomie ou court-circuit gastrique dit "by-pass"). L'opération devra par ailleurs être réalisée dans un centre spécialisé obésité "à compétence pédiatrique, ou en lien étroit avec celui-ci".   

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