Covid : plus de 500 000 personnes vaccinées ce week-end

Plus de 500 000 personnes ont été vaccinées le week-end du 6 et 7 mars, un chiffre exceptionnellement élevé. Le ministre de la Santé Olivier Véran souhaite poursuivre sur cette lancée.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

Le coup d'accélération donné à la vaccination contre le Covid-19 va se poursuivre, a assuré le gouvernement le dimanche 7 mars. Plus d'un demi-million de personnes ont été vaccinées sur trois jours, depuis le vendredi 5 mars.

"A chaque fois qu'un vaccin est disponible sur notre territoire, il faut qu'un Français soit vacciné, que ce soit le lundi, le dimanche, il faut que les vaccins puissent être proposés le plus vite possible", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran après avoir visité deux centres de vaccinations à Tourcoing (Nord).

Les livraisons de vaccins vont continuer d'augmenter ces prochaines semaines. La ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a indiqué sur Radio Classique ce lundi 8 mars que, "d'ici deux semaines", le rythme des livraisons de doses de vaccins allait dépasser les 2 millions par semaine. Elle a aussi confirmé que la France aura la capacité de vacciner 30 millions de personnes d'ici fin juin. 

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Des indicateurs à nuancer

Dans un autre centre de vaccination, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Olivier Véran s'était auparavant félicité que l'"effort exceptionnel" du week-end ait permis de réaliser samedi 220.000 injections "contre 80.000-85.000 habituellement les samedis". 

Le Premier ministre Jean Castex a lui aussi commenté ces chiffres dans un tweet :

Cependant, les hospitalisations quotidiennes tempèrent l'enthousiasme. 3.743 patients étaient hospitalisés en réanimation le dimanche 7 mars. Soit le plus haut chiffre depuis fin novembre, selon Santé publique France. Le nombre de nouveaux cas restait élevé, avec 21.825 sur les dernières 24 heures.

La question des confinements locaux

A l'autre bout de la France, le maire LR de Nice Christian Estrosi a salué "une prouesse logistique" avec la vaccination sur la métropole de 12.800 personnes ce week-end.

"J'ai le sentiment que l'addition des mesures de confinement et de vaccination va conduire à une baisse de la circulation virale suffisamment significative pour ne plus avoir besoin de reconfiner la population lors des prochains week-ends", a-t-il escompté.

Tant à Nice que dans le Dunkerquois, les autorités vont devoir trancher sur une reconduction ou non des confinements imposés pour deux week-ends.

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Vacciner les soignants

Mettant en avant un "engouement qui monte chez les soignants" pour se faire vacciner, M. Véran s'est aussi dit "convaincu que le taux d'adhésion à la vaccination des soignants rejoindra le taux général des Français".

Dans une lettre diffusée le 5 mars, il avait appelé les soignants à se faire vacciner "rapidement" au nom de la "sécurité collective", un appel repris le 7 mars par sept ordres des professions de santé. Dans un communiqué, ces ordres soulignent qu'il s'agit d'un "devoir déontologique".

Interrogé sur l'éventualité de rendre obligatoire la vaccination pour les soignants, M. Véran a indiqué privilégier "pour l'instant le dialogue et la conviction". Il a déploré que le vaccin AstraZeneca pâtisse d'une "mauvaise image", alors qu'il est "sûr et hyper efficace".

Des retards locaux

En matière de dotation territoriale, "lorsqu'il y a une inéquité qui se crée, quelles qu'en soient les raisons, nous devons évidemment la corriger", a-t-il aussi relevé, alors que les apports de vaccins ont été renforcés dans les Hauts-de-France après que de nombreux élus eurent dénoncé un retard.

Le ministre a justifié les quatre week-ends de confinement imposés en mars au Pas-de-Calais par une "tendance épidémique élevée" associée à une "tension hospitalière et en réanimation au même niveau qu’au cours de la deuxième vague".

"En Seine-Saint-Denis, le taux d'occupation hospitalier est un peu différent (…) et il y a la réalité territoriale. Si vous confinez la Seine-Saint-Denis, vous confinez l'Ile de France", a-t-il affirmé en réponse aux critiques sur un traitement discriminatoire infligé au Pas-de-Calais.

"Pour "rattraper le retard sur les Hauts-de-France (...), nous aurons 6.000 doses toutes les semaines à partir de cette semaine", ce qui représente "environ 10% de vaccinations en plus possible chaque semaine", a de son côté indiqué Benoît Vallet, directeur de l'Agence régionale de santé des Hauts-de-France.