Les benzodiazépines

En 2010, les Français ont consommé pas moins de 134 millions de boîtes de médicaments de la famille des benzodiazépines, ce qui les place au deuxième rang des consommateurs européens de psychotropes.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses du Dr Sarah Coscas, psychiatres-addictologue

Ce n'est pas un produit de substitution mais c'est un très bon anxiolytique qui ne crée pas de dépendance.

Il y a un risque de dépendance du temesta car il contient des benzodiazépines. Il ne doit pas être prescrit plus de trois mois.

Le sevrage est possible mais il faut aller à votre rythme.

Les deux médicaments doivent s'arrêter progressivement et sur avis médical.

Oui, au moment du sevrage.

Non, aucune étude ne le prouve.

Certains patients y sont sensibles dans ce cas ils sont efficaces mais pas pour tout le monde.

Non, mais il faut revoir l'indication de cette prescription.

C'est le lysanxia.

Il n'y a pas d'effet direct démontré.

Car on peut rechercher un mécanisme d'action avec la demi-vie courte.

Ils appartiennent à la famille des benzodiazépines. Même risque de dépendance.

Non, que sur avis médical

Il y a un effet lié à la durée de la prise.

Non, c'est un antidépresseur.

Oui, il y a une résurgence anxieuse qui peut apparaître au moment de l'arrêt.

Il faut consulter un spécialiste pour rechercher un trouble anxieux sous-jacent ou une dépression. Vous ne pourrez pas vous en sortir seule.

Il ralentit la fréquence cardiaque mais il ne peut pas remplacer un bétabloquant dans les indications cardiaques. Mais le bétabloquant peut-être utilisé ponctuellement pour éviter un moment de trac.

Prendre le lyxansia en grande quantité est dangeureux.

Dans tous les cas, il faut consulter un médecin pour voir les indications de ces traitements.

Ce n'est pas une addiction mais il faut rester prudent et prendre la dose minimale efficace.

Oui, une intoxication aux benzodiazépines peut mimer les effets d'une prise d'alcool.

Les risques sont l'accoutumance, les troubles mnésiques... Il faut peut-être avoir recourt à d'autres règles.

Les benzodiazépines sont des antiépileptiques il est parfois nécessaire de les associer à d'autres classes médicamenteuses pour être plus efficace.

Dans le pire des cas, quelques mois.

Ce traitement peut être assimilé aux benzodiazépines, le risque de dépendance persiste.

Cela fait parti des effets secondaires mais c'est rare.

Il faut toujours prendre la dose minimale efficace et il ne faut pas banaliser ce traitement.

Le meilleur traitement serait une psychothérapie.

Non, ce n'est pas connu.

Le paroxétine est un antidépresseur le millepertuis est une plante pour aider à dormir.

Non, il s'agit d'un antipsychotique. Il n'y a pas de risque addictogène.

Il est indispensable d'évaluer l'indication d'hospitalisation qui sera programmer en cas de dépendance, si le sevrage ambulatoire est impossible ou s'il y a déjà eu des crises.

Pas de malformation mais une hypotonie avec un risque de prématurité pour le fœtus.

Faire une prise en charge plus étayée si cela vous paraît nécessaire.

Non, mais il est préférable de prendre d'autres mesures qu'une prise médicamenteuse.

Il est très probable que vous développez une dépendance. Il est nécessaire de consulter.

Je ne la connais pas.

Il y a un risque addictogène, il est préférable de trouver d'autres méthodes en faisant un sevrage progressif.

Le deroxat est un antidépresseur, il est actif à partir de 20 mg. L'arrêt doit être discuter par un médecin et progressif.

C'est un anxiolytique et non une benzodiazépine. Il n'entraîne pas de dépendance mais la manière de prendre le traitement peut être addictogène.

Non, il s'agit de thymorégulateur.

On parlera plutôt de la durée minimale pour les antidépresseurs qui doit être de 9 mois. Pour les anxolitiques et les somnifères, ils doivent être de quelques semaines.

Non, ils n'ont pas le même effet, le seropram peut être pris au long cours à petites doses en prévention de la dépression. Il peut entraîner des tremblements comme le lexomil.

Il s'agit d'une benzodiazépine, pouvant entraîner des troubles mnésiques, dépendance... La dose doit toujours être minimale.

Le meilleur traitement est une psychothérapie qui peut être associée à des anxiolytiques et des antidépresseurs si cela est insuffisant.

Non, c'est un effet secondaire rare. La prise de poids sera dû certainement à la ménopause.

Il y a un risque pénal avec poursuites qui peut entraîner une injonction de soins voir un risque d'emprisonnement car c'est assimilé à du trafic.

La dépression durera plus longtemps.

Oui.

Antidépresseur.

Le traitement de la fibromyalgie est complexe et multi-factoriel.

Tout à fait, on peut l'utiliser sous contrôle médical mais il y a un risque de transfert de dépendance.

Dès que lexomil n'est plus nécessaire, il est préférable de le diminuer pour l'arrêter.

Il ne faut pas banaliser toute prise médicamenteuse pouvant entraîner des effets néfastes il est nécessaire de revoir cette prescription.

Le lien est possible.

Il fait parti des benzodiazépines à fort risque addictogène.

Ce ne sont pas des benzodiazépines. Le risque de dépendance n'est pas prouvé.

Cela dépend de l'indication.

Il faut aller à votre rythme.

Non.

Il peut y avoir une aggravation de la dépression mais ce n'est pas nécessaire.

Si vous ne pouvez pas arrêter, en effet il est probable que vous soyez dépendante.

Il est peu prescrit.

il peut être efficace chez certaines personnes.

Comme le sevrage d'un autre produit.

Les benzodiazépines au long cours peuvent donner des troubles cognitifs voir des troubles du comportement.

Cela est très fréquent

Cela peut faire parti des effets secondaires.

Il ne s'agit pas d'une benzodiazépine. Il faut rester prudent.

Chez certaine personne, oui.

Non, il ne s'agit pas de dépendance mais l'arrêt doit être très progressif et fait au bon moment.

Il provoque un affaiblissement de la vigilance.

Cela peut être une méthode très efficace.

C'est variable en fonction des antidépresseurs. Il faut arrêter après la disparition des symptômes de dépression depuis 6 mois.

Il existe des centres d'addictologie où vous pouvez consulter près de chez vous.

il faut associer le traitement à une psychothérapie

Dans les indications neurologiques, le bénéfice prévaut aux effets secondaires.

Il est normale d'être choquée après un décès. Mais la prescription d'antidépresseur n'est pas automatique.

Il est préférable de l'arrêter progressivement.

 

Les réponses du Dr Tourmente, médecin généraliste

Ce serait bien d'arrêter, progressivement et en accord avec votre médecin. La durée de prescription est de 3 mois normalement.

Il y a la relaxation (sophrologie, hypnose, méditation), qui n'implique aucune substance et permet de se détendre naturellement.

Consultez dans un service d'addictologie, où vous recevrez de l'aide.

Progressivement, avec l'accord et le soutien de votre médecin, en mettant en place des entretiens psychologiques et avec une substitution avec une molécule à demi-vie plus longue le temps de vous sevrer.

Oui, elle peut. Ce serait mieux d'apprendre à vous en passer.

A l'heure actuelle, on préfère substituer un autre antalgique au Rivotril. Faites le point avec votre médecin.

Oui, vous avez raison.

Les médicaments doivent servir de "béquille", le temps d'aller mieux dans sa tête. Un soutien psychologique, de la relaxation, voire un sevrage au sein d'un service d'addictologie si nécessaire seraient indiqués.

La mélatonine est désormais prescrite dans les troubles du sommeil et n'a pas tous les effets secondaires des benzodiazépines.

Le sédatif PC et le donormyl peuvent être continués au cours de la grossesse. Le sevrage se fait avec le soutien d'un médecin et un arrêt progressif de la substance. Vous en êtes capable, courage !

C'est un antidépresseur, ne créant pas de dépendance.

C'est un anxiolytique, avec un risque de dépendance et de troubles cognitifs (entre autres).

L'alcool est déconseillé avec ce type de traitement.

Il s'agit d'un bon anxiolytique, qui ne crée pas de dépendance. Effets secondaires : constipation, bouche sèche, somnolence, confusion,...

Prenez rendez-vous avec votre médecin, il vous indiquera comment (réduction très progressive, mise en place de mesures non médicamenteuses, comme des entretiens avec un psy si nécessaire, de la relaxation,...).

C'est un anxiolytique faisant partie de la famille des benzodiazépines donc avec les risque abordés durant l'émission.

C'est bien, cela fonctionne chez certaines personnes.

C'est un anxiolytique (faisant partie de la famille des benzodiazépines). Essayez de comprendre pourquoi vous avez des difficultés à vous endormir (lien avec votre maladie j'imagine), de faire un thérapie si vous avez besoin de soutien psychologique et de la relaxation.

bravo, c'est super !

Non, c'est bien d'avoir diminué mais le soutien de votre médecin est nécessaire.

Cela s'arrêter en accord avec votre médecin, en diminuant progressivement la dose sur quelques mois.

Parlez de vos craintes de l'avion avec votre médecin.

Oui.

Le stresam est un anxiolytique mais il n'entraîne pas de dépendance.

Oui, vous pouvez y arriver ! Faites-le avec l'aide de votre médecin, même s'il dit que ce sont des doses infimes il peut et doit vous aider.

Un centre du sommeil.

Oui, programmez l'arrêt progressif avec votre médecin.

Consultez un centre du sommeil, les alternatives sont la mélatonine ou la thérapie comportementale.

Très progressivement, avec l'accord soutien de votre médecin.

A un addictologue ou un service d'addictologie.

L'effexor est un antidépresseur (pas de risque de dépendance). N'angoissez pas, vous pourrez arrêter, cela se fera progressivement avec l'aide de votre psy.

Le Rivotril peut entraîner un risque de dépendance.

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Les Français sont de gros consommateurs de benzodiazépines, un Français sur cinq consomme chaque année au moins une benzodiazépine ou une molécule apparentée. Or la consommation de ces médicaments, surtout sur une longue période, peut entraîner certains risques et effets secondaires.

Une prise à long terme peut en effet représenter un danger important pour la santé mentale et physique et ils n'ont pas vocation à être utilisés sur une période dépassant quelques semaines. Ils peuvent conduire à une dépendance physique extrêmement forte, à une aggravation de l'anxiété, à une dépression mais aussi à des pertes de mémoire voire des confusions ou d'autres complications plus importantes. 

Le sevrage de benzodiazépines doit s'effectuer de manière progressive afin de diminuer également les risques de voir survenir les manifestations d'un syndrome de sevrage. Il faut prévoir un arrêt progressif sur plusieurs semaines, un suivi régulier est alors conseillé soit au près d'un psychiatre soit d'un neurologue.

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