Théo Curin rencontre Charlotte, sauvée par la danse !

Harcelée lorsqu'elle était adolescente Charlotte, 18 ans, a connu l'enfer, avant de trouver sa voix et son salut : la danse. Théo Curin nous raconte son histoire.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le
"La danse m'a sauvé la vie" Charlotte, 18 ans.
"La danse m'a sauvé la vie" Charlotte, 18 ans.

Née au Togo, Charlotte est une enfant adoptée. Elle est très proche d'Evelyne, sa mère. Tout va bien dans sa vie... jusqu’au collège. Alors élève en 4ème, elle doit affronter une rumeur circulant à son sujet. Son petit copain de l’époque s’est épanché sur leurs ébats sexuels. Il se vante, et dans la cours de récréation, tout le monde en parle. Au début, elle fait face, mais elle perd rapidement toute confiance en elle. Elle n’ose en parler à personne, pas même à sa mère dont elle est pourtant si proche.   

Harcèlement et crises d’angoisse

Le jour de la rentrée, en classe de troisième, tous les élèves sont réunis dans le gymnase pour écouter le proviseur. Brutalement, sans raison apparente, Charlotte étouffe, elle ne peut plus respirer, les professeurs la font sortir. C'est la première crise d’angoisse d'une longue série. Un jour, alors qu’elle fait les courses avec sa mère “j’ai explosé, j’ai pleuré, je suis partie en courant, ma mère criait rattrapez là faites quelque chose. Je ne voyais plus rien, si une voiture passait je ne m’arrêtais pas. Si j’avais pu mourir sur le moment, ça m’aurait presque rendu service”. Hospitalisée et mise sous tranquilisants, elle vit très mal cette hospitalisation, devient anorexique, se mutile, mais grâce à un psychologue, pour la première fois, elle vide son sac. Et elle avance.

Le déclic

En sortant de l’hôpital, elle retourne au lycée, entend parler d’une section danse en classe de seconde. Pour l’intégrer, il faut passer une audition. C'est le déclic... La danse entre dans sa vie. “J'étais vraiment à fond dans mes mouvements, j’étais là à me dire “je suis un génie de la danse”, j’ai créé une chorégraphie en une journée. J’étais tellement fascinée par mes mouvements, ma motivation, que je me suis dit la danse, c’est libérateur, ça guérit”. 

“La danse, m’a sauvée”

Grâce à elle, plus qu’aux tranquilisants, Charlotte a retrouvé la confiance perdue et un moyen d’expression idéal. “La danse m’a sauvée, sans elle je ne pourrais pas vivre”, répète la jeune femme.

Charlotte rêve de créer sa propre compagnie. Elle vient d'intégrer le Cours Florent où elle apprend aussi le théâtre et le chant. A 18 ans, c'est déjà une grande danseuse.