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Le protocole sanitaire à l'école critiqué par les syndicats

Retour sur les bancs de l’école pour les élèves de maternelle et de primaire : le gouvernement a décidé de maintenir son calendrier, mais le protocole sanitaire mis en place pose des questions.

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Le protocole sanitaire à l'école critiqué par les syndicats

Ce lundi 26 avril, c’est l’heure de la rentrée pour plus de 6 millions d’élèves d’écoles maternelles et primaires. Avec un protocole sanitaire strict, à commencer par la fermeture des classes dès le premier cas positif au Covid. Les cours en plein air sont à privilégier lorsque cela est possible, et en cas d’absence des professeurs, les élèves ne seront plus répartis dans les autres classes, pour éviter les brassages.

Autant de nouvelles mesures qui n’ont pas toujours pu être anticipées selon Guislaine David, porte-parole du SNUIPP-FSU : “On a eu trois semaines qui auraient pu être mises à profit pour commencer la vaccination des personnels, pour équiper nos écoles, aménager nos écoles pour qu’il y ait une meilleure aération dans les classes.”

Des tests moins précis mais utiles

Le ministère de l'Éducation nationale mise sur le dépistage massif dans les écoles. 400 000 tests salivaires devraient être réalisés dès cette semaine, et 600 000 à partir de la mi-mai. Le gouvernement a également commandé 64 millions d’autotests, qui seront destinés aux personnels de l’Education nationale et aux élèves de plus de 15 ans. Ces tests seront réalisés à la maison pour le personnel et dans les établissements scolaires pour les élèves.

Des tests moins fiables que les tests PCR classiques, mais qui restent très utiles dans les écoles, selon le Pr Robert Cohen, pédiatre infectiologue : “Les tests ont des performances d'autant meilleures que la charge virale est élevée. Plus on a une charge virale élevée, plus on a de chances d'être contagieux. Ces tests n’ont pas une sensibilité aussi importante que la PCR, mais elle est suffisante pour dépister les patients plus contagieux.”
 

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