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Covidom : une nouvelle application permet de suivre les patients Covid-19

L’AP-HP a développé une application qui permet le télésuivi des patients touchés par le coronavirus qui ne sont pas hospitalisés. Objectif : décharger les médecins tout en proposant une réponse adaptée en cas d’alerte.

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Covidom : une nouvelle application permet de suivre les patients Covid-19
Covidom : une nouvelle application permet de suivre les patients Covid-19

Avez-vous de la fièvre ? Ressentez-vous des frissons ? Quelle est votre fréquence respiratoire ? Voici des questions auxquelles vous aurez peut-être à répondre sur l’application Covidom si vous êtes diagnostiqué ou suspecté Covid-19, mais que vous n’êtes pas hospitalisé.

Décharger les hôpitaux et les médecins

Cette application, disponible sur smartphone et sur ordinateur, a été développée par l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP). Sa mission : assurer le télésuivi à domicile des patients Covid qui ne présentent pas de signe de gravité.

Une solution qui permettrait de décharger les hôpitaux et les médecins généralistes du suivi des patients les plus "légers" pour "se consacrer aux patients plus gravement atteints" précise la Direction de l’information sur le site de l’administration française service-publique.fr. "Cet outil constitue une réponse adaptée qui va par ailleurs nourrir les travaux en cours pour l’accompagnement de la prise en charge des patients en ville" ajoute-t-elle.

"Un médecin m’a rappelée dans l’heure"

D’abord réservée aux hôpitaux de l’AP-HP, l’application est aujourd’hui utilisée dans toute l’Île-de-France et pourrait s’étendre à l’ensemble du territoire dans les hôpitaux qui souhaitent y souscrire.

Anne, 62 ans, a contracté le Covid-19 et a été inscrite sur cette plateforme par le personnel soignant qui l’a diagnostiquée. Un suivi toutes les 12 heures dans son cas, qu’elle trouve "rassurant" : "Matin et soir je réponds à un questionnaire en ligne qui me donne un degré de gravité ou non" explique-t-elle.

Elle doit ainsi renseigner sa température, sa fréquence cardiaque et sa fréquence respiratoire en suivant le mode opératoire fourni par l’application. Le questionnaire interroge aussi sur la survenue de malaise, de frissons ou de gêne respiratoire. "Ce matin, j’ai coché « oui » à la case « frissons ». Un médecin m’a rappelée dans l’heure pour vérifier que je ne prenais pas trop de paracétamol et que je ne présentais aucun signe grave" témoigne-t-elle aujourd'hui.

Réserver le 15 aux urgences immédiates

Effectivement, si le patient signale une forte fièvre ou une gêne respiratoire importante,"l’équipe soignante est alertée et contacte le patient pour éventuellement adapter le suivi et la prise en charge" détaille la Direction de l’information.

Dans les cas les plus extrêmes considérés comme une "urgence immédiate", il est demandé au patient de se mettre en relation avec le 15.Et gare aux oublis : si le patient omet de remplir son questionnaire, un SMS le lui rappelle.

Comment étendre ce télésuivi ?

Pour assurer le télésuivi de ces patients inscrits à Covidom et répondre à leurs alertes, un centre de télésurveillance médicale est donc effectif depuis le 12 mars. Mais pour que la plateforme puisse être étendue et répondre aux besoins de toute la population française touchée par le virus, elle nécessite qu’un nombre suffisant de médecins soit disponible.

Pour répondre à ce besoin, une idée pourrait être d’affecter au télésuivi les médecins retraités volontaires. Ils pourraient ainsi prêter main forte sans être au contact direct des malades puisqu’ils figurent du fait de leur âge parmi les personnes à risque.

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