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100 000 boîtes de l’ancienne formule du Levothyrox disponibles en France

Merck Serono a indiqué que 100 000 boîtes de l’ancienne formule du Levothyrox étaient déjà disponibles, et que 100 000 autres allaient être réimportées début 2018.

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100 000 boîtes de l’ancienne formule du Levothyrox disponibles en France
200 000 boîtes d'Euthyrox vont être réimportées en France.

Le laboratoire Merck Serono a annoncé qu’il allait recommercialiser Euthyrox, l’ancienne formule du Levothryox, en "deux vagues". Depuis mercredi 21 décembre à 16h, 100 000 boîtes sont déjà disponibles en pharmacies. Ces importations avaient été annoncées en novembre, puis confirmées en décembre par Thierry Hulot, le patron des activités biopharmaceutiques de Merck en France. 100 000 boîtes supplémentaires devraient par ailleurs être mises sur le marché "début 2018", d’après Valérie Leto, pharmacienne responsable chez Merck Serono.

Permettre aux malades de se soigner jusqu’en mars

Ces réimportations concernent les patients qui ont déjà commencé un traitement avec Euthyrox et qui disposent d'une ordonnance de renouvellement. Ceux-ci pourront recevoir leur médicament "en pharmacie en moins de 24 heures", a indiqué Valérie Leto. Néanmoins, afin d’éviter les pénuries, Merck demande aux officines de ne pas faire de stocks, et de fournir Euthyrox uniquement sur présentation d'une ordonnance.

Ces 200 000 nouvelles boîtes sont censées permettre aux 100 000 patients français qui se voyaient prescrire l'ancienne formule du Levothyrox de continuer à la prendre jusqu'en mars 2018. Le 14 décembre néanmoins, Thierry Hulot  avait annoncé que Merck "n’allait pas éternellement réimporter" en France. Aussi le laboratoire espère-t-il pouvoir remplacer l'ancienne formule par la nouvelle dans toute l'Europe au plus tard à la fin de l’année prochaine.

Merck assigné en justice

Plus tôt dans la journée, l’association "Vivre sans thyroïde" a annoncé avoir assigné le laboratoire à comparaître afin que celui-ci réponde à ses questions. "On ne demande pas de condamnation, pas d'indemnisation. On demande des réponses aux questions qu'on pose", a déclaré Beate Bartès, la présidente l’association. "Vivre sans thyroïde" aimerait notamment obtenir un "accès aux documents administratifs" contenant les données de pharmacovigilance de l'ancienne formule, ainsi qu’un "éclairage médical et toxicologique sur les effets indésirables rapportés".

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