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Cancer du col de l'utérus : la vaccination recommandée

Le Haut Conseil de santé publique (HCSP) recommande la poursuite de la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) à l’origine des cancers du col de l’utérus. Une vaccination dont l’efficacité et la sécurité sont régulièrement remises en cause.

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Cancer du col de l'utérus : la vaccination recommandée
Cancer du col de l'utérus : la vaccination recommandée

Des vaccins sûrs et efficaces... c'est la conclusion du Haut Conseil de santé publique (HSCP) qui vient de rendre un avis sur la prévention des cancers du col de l'utérus. Saisi par le ministre de la Santé en septembre dernier, le HCSP affirme "qu’il n’existe aucune donnée actuelle susceptible de remettre en cause l'efficacité de ces vaccins" (Gardasil® et Cervarix®).

Ces vaccins font l'objet de polémiques régulières. Plusieurs jeunes filles affirment avoir développé de graves effets secondaires après avoir reçu les injections : des problèmes neurologiques, des paralysies, des douleurs dans le bassin… En juillet 2011, deux patientes ont saisi la Commission régionale de conciliation et d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI) de Lyon pour que leur cas soit reconnu comme un accident médical.

Mais dans son avis, le HCSP estime que "le suivi des effets secondaires notifiés dans les suites d’une vaccination HPV n'a révélé à ce jour, aucun signal de pharmacovigilance". Il ajoute qu'"il n'existe actuellement aucune donnée suggérant un caractère potentiellement délétère du vaccin dans certaines catégories de la population, en particulier de risque de survenue de cancer chez des femmes préalablement infectées".

La vaccination ne remplace pas le dépistage

En conséquence, le HCSP recommande la poursuite de la vaccination contre les papillomavirus des jeunes filles âgées de 14 ans et le rattrapage jusqu'à l’âge de 23 ans chez les femmes n'ayant pas eu d'activité sexuelle ou l'ayant initiée depuis moins de un an. Une vaccination qui peut être effectuée indifféremment avec Gardasil® ou Cervarix®.

Les deux vaccins contre les infections à papillomavirus humains sont remboursés à 65 % par la Sécurité sociale. Le taux de couverture vaccinale avec trois doses (schéma recommandé) au 31 décembre 2010 était estimé pour les jeunes filles de 17 ans à 36 %, 33,4 % à 16 ans et 20,3 % pour les adolescentes âgées de 15 ans. Insuffisant selon le HCSP qui propose de s'inspirer des stratégies mises en place dans d'autres pays européens qui ont réussi à atteindre une couverture vaccinale égale ou supérieure à 80 %.

Toutefois, le Haut conseil rappelle que 'la vaccination ne saurait en aucun cas remplacer le dépistage'. Ce dépistage, considéré comme "l'instrument essentiel de la stratégie de prévention du cancer du col de l’utérus" est effectué grâce à un frottis cervico-utérin, dont le rythme dépend de chaque femme. Le HCSP souhaite donc "la généralisation rapide du système de dépistage organisé déjà testé dans quatre départements : Alsace, Bas-Rhin, Haut-Rhin et Martinique".

Au niveau mondial, le cancer du col de l'utérus est au second rang des cancers de la femme, mais c'est le premier cancer en termes de mortalité. En France, comme dans la plupart des pays industrialisés, la pratique du dépistage par frottis a permis de diminuer l'incidence de cette maladie et la mortalité. Malgré tout, les projections pour 2011 font état de 2 810 cas et 998 décès.

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