Autotests Covid en pharmacie : tout ce qu'il faut savoir !

A partir de ce 12 avril, la vente libre des autotests en pharmacie devient possible. Ces tests devraient pouvoir servir un usage dans la sphère privée, mais également faire l’objet de grandes campagnes de dépistage.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

Se tester soi-même contre le Covid, c'est désormais possible : un arrêté du ministre de la Santé autorise la vente en pharmacie d'autotests de dépistage du Covid sur prélèvement nasal, pour les personnes asymptomatiques de plus de 15 ans.

Ces autotests "vont se déployer progressivement dans des milliers d'officines tout au long de la semaine", a indiqué le ministre de la Santé, Olivier Véran, dans un entretien au Journal du dimanche.

Le gouvernement conseille un usage répété de ces tests afin de maximiser les chances de détecter le virus au moment où l’on est le plus contagieux.

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Des tests moins invasifs

Les autotests devraient permettre à des particuliers de se tester avant une réunion de famille par exemple, sans renoncer aux gestes barrière précise le gouvernement. Mais ils pourront aussi faire l’objet de campagnes de dépistage répétées, lancées soit par une ARS, soit par un établissement d’enseignement.

Ils "vont être rapidement mis à disposition dans les établissements scolaires", a expliqué le ministre de la Santé, disant envisager "d'aller jusqu'à deux tests par semaine par élève et par enseignant".

Ces autotests ne nécessitent pas de présence de professionnels de santé et leur mode de prélèvement est "moins invasif" que les dispositifs RT-PCR. Ils "permettront la réalisation de tests plus fréquents", souligne l'arrêté publié au Journal Officiel.

Qui les fabrique ?

Sept kits sont pour l'heure homologués en France. Quatre sont produits par des groupes chinois, deux par la même entreprise suisse, Biosynex, et l'un par une société française, AAZ.

En Allemagne, les supermarchés ont été dévalisés dès le premier week-end d'autorisation, suscitant quelques critiques politiques. 

Pour éviter cela, en France, "les grossistes répartiteurs devraient disposer dès lundi 12 avril d'un nombre d'autotests suffisant pour que les pharmaciens d'officine commencent à en délivrer aux patients", a assuré dans un communiqué une fédération de pharmaciens, la FSPF.

6 euros maximum

Leur prix sera encadré : il ne pourra excéder 6 euros jusqu'au 15 mai, puis au-delà 5,20 euros. Pour les aidants aux personnes fragiles, comme les services d’aide à domicile et les aidants familiaux, les autotests seront pris en charge, dans la limite de 10 autotests par mois. La vente sur internet est interdite. 

Les autotests seront délivrés gratuitement, sur justificatif, aux salariés à domicile intervenant auprès de personnes âgées ou en situation de handicap, ainsi qu'aux accueillants familiaux accompagnant ces personnes.

Un résultat moins fiable

La Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert au déploiement de ces autotests, mais dans son avis publié le 16 mars, elle précise que tout autotest positif doit ensuite faire l'objet d'une confirmation par test RT-PCR.

"On pourra se tester chez soi et, en cas de résultat positif, il faudra confirmer celui-ci par PCR. Non seulement pour vérifier s'il y a un variant, mais aussi pour conserver un outil de suivi", confirme Olivier Véran dans les colonnes du JDD.