Ch@t : Les effets secondaires des traitements du cancer

Ch@t du 28 février 2011 : Les réponses du Dr Laure Copel, responsable de l'unité d'accompagnement et de soins continus de l'Institut Curie.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses du Dr Laure Copel, médecin oncologue

La chimiothérapie entraine effectivement une baisse du fonctionnement hormonal des ovaires. Dans l'immense majorité des cas (et surtout lorsqu'on est jeune comme vous), elles reviennent dans l'année qui suit le traitement, c'est parfois plus long... parfois elles ne reviennent pas du tout, mais il s'agit alors de femmes dans l'âge de la péri-ménopause.

Il n'y a aucune limite aussi générale, certaines personnes sont en traitement pendant des années, mais pour certains produits de chimiothérapie, il y a une dose maximale à ne pas dépasser.

Je ne connais pas cette technique.

Ces deux cancers ne sont pas liés. Il s'agit a priori d'une accumulation de malchance... Pour la fibromyalgie, c'est encore un autre problème, mais il peut être aggravé par les douleurs musculaires provoquées par certains traitements hormonaux.

Le syndrome mains pieds dont vous parlez est malheureusement inévitable avec certains traitements médicaux. Seule l'hydratation (et la protection contre le froid et les agressions) limite la sévérité. Vous pouvez ajouter une crème encore plus grasse avant le coucher. Si les conséquences sont trop sévères, il faut en parler à votre oncologue pour qu'il adapte le traitement.

De manière indirecte : par exemple si avec une diminution des défenses immunitaires le patient fait une infection très sévère. Mais ce sont des situations que l'on essaie de surveiller de très près.

Oui et relativement vite.

Oui bien sûr.

L'épirubicine peut provoquer une insuffisance cardiaque au delà d'une certaine dose cumulée. Cette insuffisance cardiaque arrive progressivement, c'est pourquoi on contrôle régulièrement la fonction cardiaque, c'est pourquoi également on ne prolonge pas ces cures au-delà de 6 injections le plus souvent.

Absolument, c'est la discussion entre le patient et le cancérologue qui permet d'ajuster au mieux les traitements pour qu'ils soient efficaces sans être intolérables. Préparez votre consultation à l'avance en répertoriant vos problèmes et discutez avec votre oncologue.

La discussion entre le patient et le cancérologue permet d'ajuster au mieux les traitements pour qu'ils soient efficaces sans être intolérables. Préparez votre prochaine consultation à l'avance en répertoriant tous vos problèmes et discutez avec votre oncologue. Ensemble vous allez trouver des moyens pour limiter ces effets secondaires. Réfléchissez aussi à des techniques de relaxation.

Il faut vraiment en parler avec votre médecin. Seule la fraction d'éjection ventriculaire permet de connaitre le risque d'insuffisance cardiaque. L'emballement est peut être dû à tout autre chose de bénin.

Non, la morphine n'entraine pas l'arrêt du cœur. Il est probable que ce soit la maladie qui entraine la mort dans cette situation. Mais la morphine peut apaiser et donc donner l'impression d'avoir endormi le malade ou précipiter la situation.

Absolument, les traitements ont fait beaucoup de progrès et les effets indésirables sont de moins en moins lourds. Personne ne fait de chimiothérapie placébo.

C'est rare sauf avec le bevacizumab.

Oui on reste dans un pays libre. Il est aussi possible de demander un deuxième avis à une autre équipe pour être sûr d'avoir un traitement adéquat. Cela se pratique beaucoup en cancérologie, nous sommes habitués à nous transmettre les dossiers.

C'est à discuter avec votre kinésithérapeute.

Oui, il faut surveiller la fonction cardiaque si vous avez des symptômes.

Tout ce qui marche est une bonne idée.

La douleur doit être traitée. Parlez en à votre médecin traitant, votre oncologue ou à un médecin de la douleur. Le moral ne peut pas être bon quand on a mal, mais par ailleurs "l'après cancer" n'est pas un moment facile.

Le meilleur traitement théorique est l'activité physique (même modérée). Sinon : la discussion entre le patient et le cancérologue permet d'ajuster au mieux les traitements pour qu'ils soient efficaces sans être intolérables. Préparez votre prochaine consultation à l'avance en répertoriant tous vos problèmes et discutez avec votre oncologue. Ensemble, vous allez trouver des moyens pour limiter ces effets secondaires. Réfléchissez aussi à des techniques de relaxation.

Cela peut être un peu long. Pour l'instant il faut lui proposer ce qui lui fait plaisir.

La discussion entre le patient et le cancérologue permet d'ajuster au mieux les traitements pour qu'ils soient efficaces sans être intolérables. Préparez votre prochaine consultation à l'avance en répertoriant toutes vos questions et discutez avec votre oncologue. Il n'y a aucune règle pour arrêter les chimiothérapies : il faut réfléchir en terme de balance avantage/inconvénient.

Kiné douce. Allez voir un spécialiste de l'AMK.

C'est beaucoup plus long qu'après la chimio et souvent incomplet.

Il y a des précautions à prendre pour toute votre vie (pour limiter le risque de gros bras). Mais en ce qui concerne la douleur si elle persiste il faut consulter un médecin de la douleur.

Uniquement pour la radiothérapie cérébrale (si le bulbe des cheveux est irradié).

Quelque soit l'âge on peut faire des activités physiques adaptées, mais vous pouvez aussi demander à rencontrer une diététicienne. Cela dit tout cela n'est pas facile à vivre je le sais.

Non, mais il faut vérifier. Les médecins doivent toujours être prudents.

Il n'y a pas de risque pour un éventuel enfant. Il y a surtout un risque d'hypofertilité, c'est à dire de ne pas être capable tout de suite de féconder. Et puis enfin on peut imaginer qu'il soit bon de laisser passer un peu de temps entre deux évènements de vie aussi importants.

Les situations sont très variables. Parfois il est surtout urgent de traiter d'éventuelles micro-métastases, d'où la nécessité d'un traitement général.

Ca n'est pas impossible, mais cela dépend de votre situation unique. Parlez en à votre oncologue.

Il y a des dizaines de traitements différents.

C'est plutôt la ménopause induite par certaines chimiothérapie chez les femmes qui aggrave l'ostéoporose.

La discussion entre le patient et le cancérologue permet d'ajuster au mieux les traitements pour qu'ils soient efficaces sans être intolérables. Préparez votre prochaine consultation à l'avance en répertoriant tous vos problèmes, et discutez avec votre oncologue. Ensemble vous allez trouver des moyens pour limiter ces effets secondaires. Réfléchissez aussi à des techniques de relaxation.

De plus en plus souvent.

Difficile à dire : probablement un peu des deux.

Il me semble qu'il y a des moments différents pour parler des différents problèmes liés aux traitements des cancers. Pour les séquelles à long terme, c'est sûr qu'on en parle souvent pas tellement au début et que par la suite on laisse peut être les patients un peu seuls avec leurs problèmes.

Pas grand chose malheureusement....en dehors de la salive artificielle.

De l'activité physique ?

Oui parfois.

A priori plutôt non.

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