Maison de retraite illégale dans le Loiret : ce que l'on sait

À Dordives, commune du Loiret, plusieurs personnes âgées dépendantes ont été découvertes dans une fausse maison de retraite, parfois en état d'hypothermie ou de dénutrition. Une enquête est en cours.

Mathieu Pourvendier
Rédigé le
La propriétaire de cet établissement n’est pas mise en examen mais une enquête est ouverte notamment pour abus de faiblesse et exercice illégal des professions d’infirmier ou de médecin
La propriétaire de cet établissement n’est pas mise en examen mais une enquête est ouverte notamment pour abus de faiblesse et exercice illégal des professions d’infirmier ou de médecin  —  Shutterstock

Les faits se déroulent à Dordives, près de Montargis, dans un ancien restaurant transformé en habitation. Fin octobre 2022, les gendarmes et agents du Département et de l’Agence régionale de santé (ARS) ont découvert une maison de retraite illégale. Au sein de l'établissement, les forces de l’ordre ont constaté la présence de plusieurs personnes âgées, selon La République du Centre qui révèle l'affaire.

Des personnes âgées "en hypothermie et dénutries"

C'est le maire de Dordives, Jean Berthaud, qui a alerté les autorités après avoir eu connaissance de deux décès au sein de cette maison de retraite illégale.

Durant la visite des autorités, des personnes âgées et dépendantes ont été identifiées "en hypothermie et dénutries" d’après l'enquête de La République du Centre.

La propriétaire de l'établissement avait déjà été sanctionnée en 2019 par un arrêté préfectoral. Elle avait eu l’obligation de mettre un terme à son affaire. Mais selon le quotidien, cette femme postait des annonces sur des sites dédiés à l’hébergement et proposait des "colocations pour seniors".

1 300 euros par mois

Après cette sanction, la propriétaire avait ouvert une pétition en ligne avant de relancer son système. Depuis juin 2022, la location s’est ainsi transformée de façon officielle en Airbnb. 

Néanmoins, la déclaration n’est pas complète : le numéro de l’Urssaf manque notamment, ce qui rend l'établissement illégal. Toujours d’après le média, la femme louait une prestation à environ 1 300 euros par mois. Un prix attractif car inférieur à celui demandé par les Ehpad du secteur.

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Enquête ouverte pour abus de faiblesse

La propriétaire de l'établissement n’est pas mise en examen mais les autorités ont fermé la fausse maison de retraite. Le procureur de la République de Montargis, Jean-Cédric Gaux, a de son côté précisé à France 3 Centre-Val de Loire qu’une enquête était ouverte pour "travail dissimulé, abus de faiblesse ou de confiance, délaissement, exercice illégal des professions d’infirmier ou de médecin, faux et usage de faux".

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