Le pape François manquera-t-il de souffle ?

Le nouveau pape, successeur de Benoît XVI, est un homme comme les autres, jusqu'à preuve du contraire. On sait déjà de l'Argentin pontife qu'il est modeste, qu'il bénéficie d'1 milliard 500 millions de fidèles, mais aussi... qu'il n'a qu'un poumon. Respirer et vivre avec un seul poumon peuvent-il représenter un handicap ? La papauté va-t-elle manquer de souffle ?    

La rédaction d'AlloDocteurs
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José Maria Bergoglio, né le 17 décembre 1936, n'est pas arrivé dans ce bas monde avec un seul poumon. C'est une maladie contractée au sortir de l'adolescence qui l'a privé de l'un de ses deux poumons. Quelle maladie ? Mystère. Son origine modeste et l'époque à laquelle il aurait été victime de cette mystérieuse maladie permettent néanmoins de faire une supposition.

Un jeune universitaire argentin des années 1950, étudiant en chimie et fils d'immigrés italiens, un homme que l'on sait désormais proche des populations pauvres de Buenos Aires, peut très bien avoir contracté la tuberculose, une maladie assez fréquente à l'époque.

Il n'était pas rare de pratiquer volontairement un pneumothorax pour traiter une infection tuberculeuse. On retirait ensuite le poumon malade avant de rééduquer le patient en lui prescrivant, en général, des cures au grand air.

Depuis les années 1960, dans la plupart des pays développés, les médicaments ont remplacé l'opération pour traiter ce type de tuberculose.

Pratiquement pas de séquelles

Nous savons que le souverain pontife a été opéré à l'âge de 21 ans d'un poumon, il y a 55 ans. Lequel ? Mystère. L'information pourrait pourtant être utile à ceux qui s’intéressent à la santé du souverain pontife. On considère que l'ablation du poumon droit est plus grave que celle du poumon gauche car elle laisse en place moins de poumon fonctionnel. En effet, le poumon droit comporte trois lobes, contre deux seulement pour le gauche, afin de laisser la place au cœur.

Quant aux séquelles, elles sont pratiquement inexistantes, surtout si le patient a été opéré jeune. Nous utilisons, en temps normal, qu'une très faible capacité de nos poumons, 20% pour les sportifs réguliers. Notre organisme peut donc assez facilement se contenter d'un seul poumon, après rééducation évidemment.

Que les fidèles se rassurent... Le pape inspire et expire à plein poumon.