Mediator : les victimes peinent à se faire indemniser

Les demandes d'indemnisation à l'amiable entre les victimes du Mediator et les laboratoires Servier sont gérées par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam). À ce jour, seuls 293 avis positifs ont été rendus.

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Mediator : les victimes peinent à se faire indemniser

Passer par l'Oniam constitue pour les victimes du Mediator une alternative aux tribunaux : cela leur permet de faire une demande d'indemnisation en évitant une procédure judiciaire souvent longue et coûteuse. L'examen des dossiers est effectué par un collège d'experts constitué de médecins et de spécialistes en dommage corporel.

L'étude des demandes d'indemnisation a débuté en décembre 2011. À ce jour, les experts de l'Oniam ont étudié 1.784 dossiers sur les 8.300 déposés. La grande majorité de ces dossiers (1.245) ont été rejetés car ils ne concernaient pas les deux pathologies pour lesquelles la responsabilité de ce médicament est reconnue : les valvulopathies et l'hypertension artérielle pulmonaire.

Au final, les experts ont rendu un avis positif d'indemnisation pour 293 dossiers.

Une fois que le collège d'experts s'est prononcé positivement, le laboratoire doit faire une proposition d'indemnisation à la victime. Elle s'élèverait à 8.000 euros en moyenne, une somme jugée souvent insuffisante par les victimes et leurs avocats.

Le Mediator, qui contient une molécule coupe-faim, le benfluorex, a été indiqué pendant trente ans, d'abord contre l'excès de graisses du sang, puis comme traitement adjuvant chez les diabétiques en surpoids, avant d'être retiré du marché fin 2009. Il a en fait été largement prescrit pour maigrir.

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