Le cas de Vincent Lambert ''du ressort de la loi'' selon le député Leonetti

Le député UMP Jean Leonetti, auteur de la législation actuelle sur la fin de vie, a estimé ce 15 janvier 2014 que la loi qui porte son nom pouvait s'appliquer au cas de Vincent Lambert, "même si ce dernier n'est pas atteint d'une maladie incurable".

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Le cas de Vincent Lambert ''du ressort de la loi'' selon le député Leonetti
Le cas de Vincent Lambert ''du ressort de la loi'' selon le député Leonetti

"La loi de 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie dit qu'on peut interrompre ou ne pas mettre en œuvre les traitements qui apparaissent comme inutiles ou disproportionnés et dont le seul but est le maintien artificiel de la vie", a indiqué à l'AFP M. Leonetti, précisant que les deux derniers qualificatifs "relèvent de la situation des états végétatifs ou pauci-relationnels (ou état de conscience minimale), du type de celui dans lequel se trouve Vincent Lambert".

Agé de 38 ans et tétraplégique depuis un accident de la circulation il y a 5 ans, Vincent Lambert est au centre d'une bataille judiciaire entre le CHU de Reims et une partie de sa famille, qui s'oppose à une euthanasie passive, estimant qu'il n'est pas atteint d'une maladie incurable et que, dès lors, la loi Leonetti ne s'applique pas à son cas.

Au début de l'année 2013, l'équipe médicale du CHU de Reims, en accord avec l'épouse de Vincent Lambert, avait pris la décision d'arrêter la nutrition par sonde et de limiter l'hydratation artificielle pour éviter tout acharnement thérapeutique. Mais les parents du jeune homme, en mauvais terme avec leur belle-fille, n'avaient pas été consultés avant cette décision médicale. Ce sont ses frères qui, après une visite, se sont aperçus que la poche de nourriture avait disparu. Les parents ont alors décidé de saisir la justice.

Les médecins du CHU de Reims ont annoncé le 11 janvier, à l'issue de plusieurs réunions collégiales tenues avec les membres de la famille, qu'ils allaient arrêter prochainement les traitements de nutrition et d'hydratation artificielles du malade, qui se trouve dans un état de conscience minimale.

Saisi par les parents pour stopper la décision médicale et obtenir le transfert de leur fils dans un autre établissement, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne doit rendre sa décision jeudi 16 janvier.

"La loi prévoit que les médecins recueillent l'avis de la famille, mais ils ne sont pas obligés de le suivre", a indiqué M. Leonetti.

"Il n'y a pas de vote à la majorité [...] la procédure a pour but de protéger le malade", a-t-il ajouté tout en regrettant que Vincent Lambert n'ait pas rédigé de directives anticipées lorsqu'il était encore en mesure de le faire.

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