Effets indésirables : l'Agence du médicament facilite les déclarations

Maux de tête, nausées ou encore vertiges... ces effets secondaires peuvent survenir au cours d'un traitement médicamenteux. Afin de donner plus de transparence au système de pharmacovigilance, et pour une meilleure sécurité d'emploi du médicament, un système de déclaration a été instauré par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), depuis 2011. Mais à partir d'aujourd'hui, l'Agence a mis en place sur son site Internet une nouvelle interface simplifiée pour les patients et les professionnels de santé.

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Effets indésirables : l'Agence du médicament facilite les déclarations
Effets indésirables : l'Agence du médicament facilite les déclarations

Télécharger, imprimer, remplir, et envoyer par voie postale à son centre régional de pharmacovigilance un formulaire. Sans aucun retour. Voilà, en quoi consistait le principe de déclaration des effets secondaires instauré par l'Ansm en 2011. Désormais, vous pourrez dorénavant déclarer les effets secondaires d'un médicament en ligne. Il vous suffira d'envoyer votre alerte en deux ou trois clics et vous recevrez un accusé de réception juste après l'opération.

Pour obtenir des informations au sujet des effets secondaires d'un médicament, il ne faut pas hésiter à consulter la notice de chaque médicament. Elles sont aussi disponibles sur le site internet de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et dans la base de données publiques des médicaments. Les professionnels de santé, notamment un médecin ou un pharmacien, peuvent également être consultés pour répondre à vos questions.

Effets indésirables : sensibiliser et encourager les déclarations

L'objectif de cette nouveauté est d'encourager les patients à déclarer les effets indésirables liés à la prise d'un médicament (gêne, allergie, complications graves, y compris le décès).

En 2012, l'Ansm a recueilli 38.296 déclarations d'effets indésirables. Ces alertes sont enregistrées dans la base nationale de pharmacovigilance des Centres Régionaux de pharmacovigilance.

Les professionnels de santé, les patients et les associations de patients peuvent prendre l'initiative de déclarer les effets indésirables d'un médicament.

L'Ansm note 1.222 déclarations en provenance des patients. Un nombre jugé modéré, mais en constante augmentation. En août 2013, une augmentation de 36% par rapport à la même période en 2013 a été constatée. Pourtant, les autorités sanitaires considèrent que seule une partie des effets secondaires sont déclarés.

Un enjeu de taille

Malgré une autorisation de mise sur le marché qui garantit l'évaluation du rapport bénéfices/risques de chaque médicament, les effets indésirables ne sont jamais nuls. L'Ansm s'engage donc à réévaluer ce rapport "en permanence pour prendre notamment la mesure des effets indésirables connus ou nouvellement identifiés". La déclaration des effets secondaires est un devoir, une nécessité

"En cas de risque pour la santé, un médicament peut se voir appliquer une décision de police sanitaire prenant la forme d'une restriction ou d'une modification des indications", selon les modalités fixées par l'Ansm, qui souhaite, avec une plus grande transparence, renforcer la sécurité d'emploi du médicament.

L'Agence européenne du médicament (EMA) a également mis en place, cet été, un site Internet listant les effets secondaires potentiels des médicaments autorisés dans l'espace économique européen. Environ 650 médicaments et substances actives sont concernés par ce site.

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