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Préférer les pilules de 2ème génération contenant du lévonorgestrel

Suite à différentes études mettant en évidence le risque accru de thrombose veineuse chez les femmes utilisant une pilule de 3ème ou 4ème génération, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) incite les prescripteurs à privilégier les pilules de 2ème génération contenant du lévonorgestrel.

Rédigé le , mis à jour le

Préférer les pilules de 2ème génération contenant du lévonorgestrel
Préférer les pilules de 2ème génération contenant du lévonorgestrel

Les femmes qui utilisent un contraceptif oral combiné (COC), oestro-progestatif, de troisième ou quatrième génération, sont deux fois plus exposées à une thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) que celles utilisant un COC de deuxième génération.

Préférer les pilules de deuxième génération

L'Agence Européenne du Médicament confirme cette analyse. Les pilules de troisième génération (contenant du désogestrel ou du gestodène, hormones similaires à la progestérone produite naturellement) et de quatrième génération (contenant de la drospirénone) peuvent être à l'origine de thromboses veineuses (phlébite, embolie pulmonaire) chez les patientes à risque. Les chiffres en attestent : pour 10 000 utilisatrices de COC à base de drospirénone, de désogestrel ou de gestodène, 3 à 4 femmes en sont victimes, contre 2 femmes sur 10 000 utilisatrices de COC à base de lévonorgestrel, et 0,5 à 1 femme pour 10 000 non utlisatrices de pilules.

L'ANSM rappelle toutefois que le risque de thrombose veineuse est de 6 cas pour 10 000 femmes en cours de grossesse et que "le rapport bénéfice/risque des contraceptifs oraux combinés reste positif quelle que soit leur composition, à condition de respecter les contre-indications et les précautions d'emploi."

Le devoir d'avertir

La prescription de COC de troisième génération doit être établie avec grande précaution. Les COC de deuxième génération contenant du lévonorgestrel reste à privilégier.

Dans tous les cas, le médecin doit se pencher sur les facteurs de risque en procédant à un interrogatoire complet sur les antécédents médicaux personnels et familiaux.  L'obésité et les périodes d'alitement prolongé majorent le risque de phlébite. 

Les addictions de la patiente doivent faire l'objet d'un intérêt particulier, notamment le tabagisme. Associé à une pilule contraceptive, le risque de  de thrombose veineuse est en effet augmenté, tout comme celui d'une atteinte au niveau des artères. L'âge favorise également cette dernière. Après 35 ans, il faut choisir entre la pilule et le tabagisme.

De même, un examen clinique doit être effectué afin de dépister une éventuelle hypertension artérielle. Un bilan lipidique et un dosage de glycémie sont également conseillés.

Enfin, les femmes doivent être informées du risque de thrombose et des signes cliniques évocateurs. La phlébite concerne les veines profondes des membres inférieurs, elle se manifeste par une douleur, un mollet chaud, rouge et dur. Lorque le caillot (thrombus), responsable de la phlébite, se détache, il migre dans les vaisseaux sanguins et peut brusquement en boucher un, souvent au niveau des poumons, c'est l'embolie pulmonaire. Difficultés à respirer, essouflement même au repos, douleur thoracique, rythme cardiaque accéléré... Ces signes doivent immédiatement pousser à appeler son médecin ou le SAMU.

L'ANSM indique enfin qu'il est impératif d'établir un suivi clinique pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit durant la première année où le risque de phlébite est le plus élevé.

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