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Grippe : deux mesures emblématiques pour améliorer la couverture vaccinale

Ce 28 octobre, l’Assemblée nationale a donné son feu vert à l'autorisation pour les pharmaciens, à titre expérimental, de vacciner contre la grippe. Ils autorisent également les médecins généralistes à stocker le vaccin antigrippal en vue de son administration.

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Grippe : deux mesures emblématiques pour améliorer la couverture vaccinale
Grippe : deux mesures emblématiques pour améliorer la couverture vaccinale

Déjà adopté en commission, l'amendement controversé pour autoriser "durant trois ans, et à titre expérimental" l’administration par les pharmaciens du vaccin contre la grippe saisonnière aux adultes a été largement adopté par l'Assemblée. "Il y a un déni de la vaccination en France" et "il faut être offensif", a soutenu le député Jean-Pierre Door, soulignant l'intérêt de la mesure notamment pour le monde rural.

Se faire vacciner chez le pharmacien sans passer par la case médecin…

"Seulement 48% des assurés à risque se sont fait vacciner [contre la grippe] en 2015-2016, soit un recul de plus de 14 points depuis 2009", a rappelé la rapporteure pour l'Assurance maladie du projet de budget de la Sécurité sociale, Michèle Delaunay. 

Tout en assurant que "la situation économique des pharmacies est traitée autrement", la ministre de la Santé Marisol Touraine a salué avec cette expérimentation "une avancée importante" pour l'augmentation de la couverture vaccinale et une "simplification pour la vie des patients". 

Le financement de la mesure doit être assuré par le fonds d’intervention régional et les personnes concernées devraient recevoir des bons valant prescription médicale.

…ou chez le médecin sans passer par la case pharmacien

La ministre a fait adopter un autre amendement, présenté comme symétrique, prévoyant d'expérimenter pour trois ans la détention de stocks de vaccin contre la grippe saisonnière par le médecin généraliste, en vue d'une administration pour les femmes enceintes, les personnes en affection de longue durée et encore les personnes âgées de plus de 65 ans. 

L'idée est de simplifier le parcours de soins pour le patient, qui pourra consulter directement le professionnel qui le vaccinera.

Cette disposition a fait grincer des dents la présidente de la commission des Affaires sociales, Catherine Lemorton, pharmacienne de profession. "Attention où on met les pieds", a-t-elle mis en garde, soulignant que, pour vendre les vaccins, le médecin devrait pratiquer le tiers payant comme en officine et qu'il devrait reverser la TVA. En outre, il faudrait selon elle que ces deux types  d'expérimentations soient conduites sur les mêmes territoires.

 

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