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Insuffisance rénale : la Cour des comptes privilégie les greffes de rein

Pour traiter l’insuffisance rénale chronique, la Cour des comptes recommande de préférer les greffes de rein à la dialyse, une solution plus efficace et moins coûteuse.

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Insuffisance rénale : la Cour des comptes privilégie les greffes de rein
Crédits Photo : © Pixabay / skeeze

Pas assez de greffes de rein. C’est ce que déplore la Cour des comptes dans le chapitre consacré à l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT) de son rapport public annuel 2020.

L’organisme de contrôle constate en effet que le recours à la greffe de rein n'est pas assez développé pour les patients en IRCT. Une solution pourtant largement meilleure que la dialyse, tant pour la qualité de vie des malades que sur le plan financier, rappelle la Cour des comptes.

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87.000 patients traités

L'IRCT est l'une des complications de maladies chroniques comme le diabète ou l'hypertension artérielle. Elle survient quand aucun des deux reins ne parvient plus à filtrer le sang. En l’absence de traitement, l’IRCT entraîne le décès du patient. Actuellement, les deux traitements disponibles sont la dialyse et la greffe du rein.

La France est l'un des pays européens les plus touchés par ce problème de santé publique majeur, souligne la Cour des comptes, avec plus de 87.000 patients qui suivent un traitement dit de "suppléance" (greffe du rein ou dialyse) en 2017, contre 73.500 en 2012.

L'organisme de contrôle faisait déjà un constat similaire en 2015. Aujourd’hui, il estime que les progrès accomplis depuis pour encourager les transplantations et contrôler les coûts des dialyses dans les centres spécialisés sont encore insuffisants.

Réduire les "oppositions au prélèvement"

La Cour des comptes recommande donc en premier lieu d'accroître les efforts de prévention, pour "éviter ou retarder l'insuffisance terminale". Elle préconise également de développer les dialyses à domicile et d'analyser les causes des disparités territoriales des taux de refus de prélèvement sur les personnes décédées. En pratique, pour ce dernier point, elle prévoit "un travail de pédagogie et de conviction" qui visera à "faire baisser les oppositions au prélèvement" et à "entretenir la confiance dans le système".

En janvier 2020, l’association France Transplant s’alarmait d’une baisse du nombre de greffes d’organes sur l’année 2018. Elle rappelait qu’en France, près de 24.000 patients étaient en attente d’une greffe mais que seulement 6.000 transplantations étaient réalisées chaque année. Ce sont ainsi plus de 500 personnes par an qui meurent, faute d’avoir pu bénéficier d’une greffe.

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