Vaccination des soignants : Olivier Véran annonce des "procédures" en cas de fraude.

Pas d’arrêt maladie pour les récalcitrants : lors d’une conférence de presse, Olivier Véran a dressé un bilan du nombre de soignants vaccinés et répété que cette quatrième vague touchait principalement les personnes non-vaccinées.

Lucile Boutillier
Rédigé le , mis à jour le

"C'est absolument essentiel pour protéger les plus fragiles d'entre nous". C'est par ces mots qu'Olivier Véran a décrit la vaccination obligatoire des soignants  lors d’une conférence de presse le 26 août sur la quatrième vague de Covid. Le ministre de la Santé a également prévenu que le "refus de se faire vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie".

A partir du 15 septembre, chaque arrêt maladie suspect entraînera des contrôles systématiques, "auprès du soignant comme du prescripteur si on voit qu'il y a une accumulation de prescriptions suspectes". 

Si le soupçon est confirmé, des "procédures" pourront être engagées. "La loi s'appliquera avec pédagogie, mais elle s'appliquera", a déclaré le ministre.

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Appel à se faire vacciner

Olivier Véran a rappelé néanmoins que les soignants qui refusent le vaccin demeurent minoritaires : "la vaccination des soignants a fait un bond spectaculaire depuis l'annonce de la vaccination obligatoire des soignants par le président de la République, le 12 juillet dernier."

Il reste "une petite dizaine de pour cent de soignants et de salariés des établissement" non vaccinés. "Ça reste trop et donc j'en appelle solennellement à prendre rendez vous pour ceux qui n'ont pas encore fait cette obligation vaccinale."

Comme il le rappelle, la quatrième vague de Covid touche "surtout des non vaccinés". Selon le ministre, se vacciner constitue une responsabilité des soignants afin de protéger les patients les plus à risque.

Pass sanitaire prolongé ?

Le pass sanitaire pourrait être prolongé au-delà du 15 novembre "si le Covid ne disparaissait pas de nos vies" d'ici cette échéance fixée par la loi, a également avertit Olivier Véran. 

Selon lui, une prolongation du pass sanitaire serait nécessaire si le Covid n'a pas disparu "dans les trois prochains mois".