Naturopathes, sophrologues... Après les scandales, Doctolib retire les praticiens du bien-être

Deux mois après la polémique sur des naturopathes référencés par Doctolib, la plateforme a annoncé "se recentrer exclusivement" sur les soignants "référencés par les autorités". Près de 6 000 praticiens seront retirés du site.

Muriel Kaiser avec AFP
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5 700 praticiens ne seront plus référencés par Doctolib
5 700 praticiens ne seront plus référencés par Doctolib  —  Shutterstock

La décision fait suite à la présence controversée de naturopathes touchés par des scandales. "Nous avons décidé de nous recentrer exclusivement sur les professionnels référencés par les autorités sanitaires", a déclaré à l'AFP le président de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau. Par conséquent, "5 700 praticiens du bien-être ne pourront plus utiliser nos services". 

Ces praticiens - des naturopathes, des sophrologues ou encore des hypnothérapeutes - ont été avertis de la résiliation de leurs contrats, avec un délai de "six mois pour trouver une autre solution". Un choix "qui paraît logique", selon ses mots, vu le contexte.

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Des pratiques pas encadrées

Face aux critiques relayées par l'Ordre des médecins, Doctolib avait dans un premier temps suspendu une quinzaine de comptes et "renforcé ses procédures de vérification" - rendant notamment impossible la prise de rendez-vous avant le contrôle effectif du droit d'exercer. 

Après "six semaines de consultations" avec les ordres de santé, syndicats de soignants, associations de patients... le couperet est tombé : même si "les activités de bien-être ont leur place et sont légales", elles ne sont "pas encadrées" et il n'existe "aucun moyen de vérifier le niveau de qualification" de ceux qui les pratiquent, explique Stanislas Niox-Chateau. 

Doctolib "prend ses responsabilités"

"On prend nos responsabilités", ajoute le patron de Doctolib, reconnaissant les "attentes légitimes" autour de son groupe "devenu un tiers de confiance dans le secteur de la santé", avec 170 000 soignants abonnés à ses services en France. 

Quitte à renoncer dans l'immédiat à quelques millions d'euros de revenus - à raison de 100 euros par professionnel et par mois - car "c'est cette confiance qui fera la différence sur le long terme", assure Stanislas Niox-Chateau.

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