Mucoviscidose : le marathon d'Alexandre greffé des poumons !

Hier, Alexandre a accompli un exploit. Grâce à une greffe et à la volonté de se battre, il a réalisé le défi hors norme qu'il s'était fixé, courir le marathon de Paris.

Camille Leclercq
Rédigé le

Il fait partie de ceux pour qui rien n’est impossible. Alexandre, malade de la mucoviscidose et greffé des deux poumons, est désormais marathonien. Un challenge réussi et une revanche sur la vie et contre la maladie.

Quelques heures plus tôt, ce coureur amateur est serein mais pressé de s’aligner au départ de cette course qu’il prépare depuis neuf mois.  

"Ça y est, c’est enfin le grand jour, c’est le marathon de Paris. 42 kilomètres m’attendent. Je suis en même temps excité et j’ai une petite part d’appréhension parce que forcément c’est une découverte. Mais ça va bien se passer", commente Alexandre.

Il va partager cette performance avec sa famille, son coach sportif mais aussi la personne qui lui a sauvé la vie. 

Promouvoir le don d’organes

"C’est moi qui l’ai greffé il y a quatre ans. Je tenais à participer à la suite de l’aventure. Je me sens plus stressé qu’avant une greffe", explique le Dr Antoine Mugniot, chirurgien.

Tous se lancent dans leur premier marathon, même son entraîneur. Il y a quelques mois, Alexandre ne courait que 13 minutes à ses côtés. Sa force et sa ténacité ont incité le coach à prendre le départ. 

"Il vit sa vie à 100%, il se donne des défis pour vivre et faire tout ce qu’il a envie de faire et c’est ça que je respecte énormément chez lui. Je me voyais mal être sur le côté et dire, allez vas-y cours, alors que moi j’ai toutes mes capacités depuis le début et que lui souffre", commente Olivier Mile, entraîneur d’Alexandre.

Les voilà partis pour une longue traversée de Paris parmi les 32 000 coureurs. 42 kilomètres d’endurance, pour promouvoir le don d’organes. Ils avalent les 20 premiers kilomètres avec facilité.

Un exploit de 5h30 !

Dès le trentième, la course devient douloureuse. Alexandre s’accroche, c'est un exploit pour ce père d’une petite fille atteinte de la mucoviscidose.   

Après 5h30 d’effort, ils franchissent ensemble la ligne d’arrivée, tous à bout de force. 

"Ils ont bien marché. Ils ont fait les 42 km. Ils ont rempli la mission c’est une superbe aventure", se félicite le Dr Antoine Mugniot.

Le marathon coïncidait cette année avec la journée mondiale du don d’organes. Un signe puisque sans les poumons d’un autre, Alexandre n’aurait jamais pu remporter ce pari.