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Masque et sport : pas d’impact sur la respiration !

Porter un masque pendant un exercice physique peut être inconfortable. Mais cela n’aurait pas d’effet sur la fonction des poumons et du cœur chez les personnes en bonne santé, rassure une nouvelle étude.

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Masque et sport : pas d’impact sur la respiration !
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / dotshock

Peut-on faire de l’exercice physique tout en portant un masque ? La question anime les scientifiques et les sportifs depuis que le port du masque est reconnu comme un geste barrière efficace contre le coronavirus.

Pour plusieurs chercheurs américains et canadiens qui publient une étude le 16 novembre dans la revue Annals of the American Thoracic Society, le masque n’altère pas la fonction pulmonaire chez les personnes en bonne santé. Et ce même lorsqu’il est porté pendant un exercice physique intense.

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La crainte de mal respirer

L’étude que publient les chercheurs est une méta-analyse, qui passe en revue les études déjà publiées sur les effets physiologiques de divers masques - masques chirurgicaux, masques FFP2 et masques en tissus – pendant un effort physique.

Ce travail est parti d’une crainte : que le masque altère le système cardio-pulmonaire en rendant la respiration plus difficile, en modifiant le flux d’air inhalé et exhalé, en entraînant une difficulté à respirer appelée dyspnée et en modifiant les taux d’oxygène (O2) et de dioxyde de carbone (CO2) dans le sang.

Des effets "trop faibles pour être détectés"

Résultat ? Selon ces spécialistes, les sensations de dyspnée peuvent augmenter mais le port du masque, quel que soit son type, ne diminue pas de manière significative la fonction pulmonaire. Et ce même pendant un exercice physique intense.

"Les effets du port d’un masque sur la respiration et les niveaux d’oxygène et de CO2 dans le sang (…) sont faibles, souvent trop faibles pour être détectés" précise la docteure Susan Hopkins, spécialiste en physiologie du sport à l'école de médecine de l'Université de Californie à San Diego et co-autrice de l’étude dans un communiqué de l’université.

Un risque pour les personnes malades

La seule exception, selon les chercheurs, concerne les personnes qui souffrent de maladies cardiaques ou pulmonaires graves. Pour elles, toute résistance supplémentaire à la respiration et tout changement mineur des taux d’O2 et de CO2 dans le sang provoquerait une dyspnée suffisamment importante pour affecter la capacité d'exercice.

Un inconfort minime face à la protection

"Porter un masque peut être inconfortable" reconnaît la docteure Hopkins. "Il peut y avoir de minuscules augmentations de la résistance respiratoire. Vous pouvez inhaler de l’air plus chaud et légèrement enrichi en CO2. Et si vous faites de l’exercice, le masque peut chauffer et chauffer et faire transpirer votre visage" ajoute-t-elle. Mais ce ne sont que "des perceptions sensorielles" sans impact sur le cœur et les poumons. Un inconfort minime à "mettre en balance" avec "le risque moindre de contracter la covid" conclut la spécialiste.

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