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A Metz-Thionville, les services des hôpitaux ne désemplissent pas

Alors que les autorités sanitaires craignent un rebond de l’épidémie après les fêtes, certains services, notamment de réanimation, sont déjà presque pleins. C’est le cas de celui du Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville, dans le Grand Est.  

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A Metz-Thionville, les services des hôpitaux ne désemplissent pas

Faire face à la détresse des patients, c’est le quotidien du Dr Yoann Picard. A l’hôpital de Mercy, à Metz, les 24 lits de réanimation sont quasiment tous occupés, dont la moitié par des patients Covid. Certains passent plusieurs semaines dans le service et, parfois, l’équipe ne peut plus rien faire. Devant une chambre, le Dr Yoann Picard, médecin réanimateur, explique : “ce patient a un covid sévère. Il est dans le service depuis une quinzaine de jours et, malheureusement, il est en train de décéder. On a proposé à sa famille de venir le voir. A l'heure actuelle, on n'autorise pas les visites chez les patients Covid. Mais au vu des circonstances, on leur a quand même proposé de venir. Là, il est en train de partir. Sa tension chute et on l’accompagne”. 

Une vague ininterrompue depuis 2 mois  

Depuis deux mois, les soignants de l’hôpital font face à des cas de Covid toujours plus lourds. Vendredi dernier, dans tout l’hôpital, ils étaient 130 patients infectés par le virus à être hospitalisés. Chaque jour, les équipes tentent de garder des lits disponibles. “On sent très bien que depuis deux mois, on est vraiment à la limite, constate le Dr Sébastien Gette, chef du service de réanimation polyvalente au CHR Metz-Thionville. On se pose vraiment la question : quand est-ce que cette limite sera franchie ? On avait peur pendant les fêtes de Noël, ça ne s'est pas trop mal passé. On redoute le mois de janvier.” 
Ici, la deuxième vague n’est toujours pas terminée. Pour s’occuper des patients Covid, le personnel d’autres services vient régulièrement en renfort. Mais, cela se fait parfois au détriment de la prise en charge des autres patients, notamment en chirurgie, où le retard s’accumule.