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Le diabète de type 1 de l’enfant serait lié au poids de la mère

Les enfants dont les mères présentent un fort IMC auraient plus de risques de présenter un diabète de type 1.

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Le diabète de type 1 de l’enfant serait lié au poids de la mère
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En France comme en Europe, l'incidence du diabète de type 1 (DT1) a doublé en 30 ans chez l’enfant et l’adolescent, d’après Santé Publique France. Les causes de cette maladie auto-immune d'origine génétique restent cependant très difficiles à déterminer. En effet, le DT1 est multifactoriel : il est aussi bien influencé par l’environnement que par la génétique. Néanmoins, des chercheurs suédois ont trouvé un lien entre obésité ou surpoids de la mère et apparition du DT1 chez l'enfant.

Selon leur étude, parue dans la revue Diabetologia, un fort indice de masse corporelle (IMC) chez la mère favoriserait en effet l’apparition du DT1 chez son enfant. "Au vu de l’épidémie d’obésité qui progresse, nos résultats soulignent l’importance du travail de prévention pour réduire le surpoids et l’obésité chez les femmes en âge de procréer en tant que moyen de faire baisser l’incidence du diabète de type 1", affirment Nina Lindell, Annelie Carlsson, Ann Josefsson et Ulf Samuelsson. 

"Le diabète progresse plus vite chez enfants les dont la mère est obèse"

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les IMC des mères de 16 179 enfants, dont 3 231 qui présentent un diabète un DT1. Résultat : l’obésité maternelle en début de grossesse augmenterait d’environ 20 % le risque de DT1 chez les enfants de mères non diabétiques. Les mères ont été classées en quatre groupes d’IMC : sous-poids (moins de 18,5), poids normal (entre 18,5 et 24,9), surpoids (entre 25 et 29,9) et obésité (plus de 30). "Nos résultats renforcent ceux d’une récente étude suédoise, qui a montré qu’un fort IMC pendant le premier trimestre de grossesse chez les femmes sans diabète est associé à un risque accru de DT1 pour les enfants", affirment les chercheurs.

"A notre connaissance, notre travail est la première étude qui a analysé la corrélation entre l’IMC maternel et l’âge du développement du DT1 chez l’enfant. Des études ont déjà montré que la plus forte augmentation de DT1 a lieu chez les enfants de 0 à 4 ans. Une cause plausible pourrait être l’influence de l’obésité maternelle. On sait que le rythme de progression de la maladie varie. On peut penser qu’elle progresse plus vite chez enfants les dont la mère est obèse", expliquent-ils.

500 000 enfants sont touchés par le DT1

Ils tiennent néanmoins à relativiser la portée de leurs résultats, et indiquent que leur étude n’a pas montré de lien entre une importante prise de poids au cours de la grossesse et un DT1 chez l’enfant. Nina Lindell, Annelie Carlsson, Ann Josefsson et Ulf Samuelsson affirment par ailleurs qu’ils n’ont pas eu accès à des données médicales relatives aux pères – comme des indications sur un possible diabète – qui auraient pourtant pu leur être très utiles.

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Le DT1 est l’une des maladies chroniques les plus répandues chez les enfants et les jeunes adultes. Depuis les années 1980, son incidence à travers le monde a augmenté de 3 % chaque année, et la maladie affecte près de 500 000 enfants. Après la Finlande, la Suède a le plus fort taux d’incidence de DT1 (seuls 2 % des enfants diabétiques suédois présentent un DT2).

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