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Premier bilan positif pour les "salles de shoot"

Les “salles de shoot” permettent aux toxicomanes de s’injecter leurs doses avec du matériel stérile, en toute sécurité. Cinq ans après leur création, une étude de l'INSERM dresse un premier bilan.

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Premier bilan positif pour les "salles de shoot"

Un bilan positif

Des toxicomanes mieux encadrés et des risques pour leur santé amoindris. Selon l’étude de l'INSERM, les salles de consommation à moindre risque déployées à Paris et à Strasbourg ont permis une diminution globale de 10% des injections à risques, susceptibles de transmettre le VIH ou l’hépatite C.

Diminution des risques pour les usagers

Autre enseignement : avec ces salles, les injections sur la voie publique, plus risquées, chutent de 15%, et le risque de terminer aux urgences baisse de 24%. La santé des toxicomanes serait donc moins en danger.

« Les usagers qui fréquentent la salle vont avoir également la possibilité d’avoir accès à des assistants sociaux, à des psychiatres pour être pris en charge également sur des aspects autres que le risque infectieux, tels que l’insertion, l’accès à l’hébergement. », selon Marie Jauffret-Roustide sociologue à l'INSERM qui a coordonné une partie de l'étude.

Une tranquilité publique assurée

Autre aspect étudié : la tranquillité publique aux abords de ces salles. Les riverains sont partagés : certains se plaignent de nuisances, d’autres constatent une diminution des injections en extérieur. Selon l’étude, le nombre de seringues retrouvées dans le quartier de la salle du 10e arrondissement de Paris aurait été divisé par 3 depuis son ouverture. Par ailleurs, les chercheurs n’ont pas constaté de détérioration de la tranquillité publique.

Enfin, sur le plan financier, les salles de consommation à moindre risque permettraient de faire des économies. Selon les projections, on estime à près de 11 millions d’euros de coûts médicaux en moins sur une dizaine d’années.

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