Covid-19 : « Revoir tous les gens que tu aimes, pour moi c'est énorme »

Il y a deux mois, Jean-Claude, 70 ans a failli mourir du Covid-19. Hospitalisé en réanimation il a été placé en coma artificiel. Aujourd'hui lui et sa famille témoignent de cette période douloureuse et traumatisante.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le , mis à jour le
Jean-Claude, 70 ans, travaille sa respiration deux fois par jour.
Jean-Claude, 70 ans, travaille sa respiration deux fois par jour.

Il y a plusieurs semaines, Jean-Claude, était entre la vie et la mort. Il est resté 14 jours intubé à l'hôpital suite à une forme sévère du coronavirus. « Revenir comme ça, revoir tous les gens que tu aimes, pour moi c'est énorme (...) Tu vois plus la vie comme avant.»

Tout a commencé à la mi-mars pour une simple toux et de la fièvre. Rien d'inquiétant jusqu'au jour où il n'arrive plus du tout à reprendre son souffle. On lui diagnostique une forme grave du covid-19 et il est transféré en urgence en réanimation. Les soignants expliquent alors à la famille qu'il est gravement malade et placé dans un coma artificiel pour ne plus souffrir.

Sa famille sous le choc

« Quand le médecin qui s'occupait de lui m'a dit : "prévenez vos enfants et petits-enfants parce qu'on ne sait pas s'il passera la nuit", j'ai pas pu répondre, j'étais scotchée » raconte Claudine, sa femme.

A l'hôpital, les visites étaient interdites, chaque membre de la famille de Jean-Claude a dû affronter seul la situation de son côté. « Le plus dur, c'est de pas le voir, l'entendre, le toucher (...) Je pensais à plusieurs choses, je me disais " s'il part, on lui aura pas dit au revoir » confient ses filles Candy et Laëtitia.

Un retour à la vie non sans complications

Jean-Claude est sorti de l'hôpital il y a un peu plus d'un mois et il a depuis retrouvé sa force physique en travaillant deux fois par jour sa respiration avec des exercices de kinésithérapie et quelques coups de pédales.
« Je me sens super bien, c'est comme si j'avais rien eu. J'ai du mal à saisir que je sois là, dans une forme olympique.»

Seul bémol, l'apparition de douleurs dans ses mains. Jean-Claude ne sens plus certains doigts et n'arrive plus à les plier. Pour comprendre si cela correspond à une complication de la réanimation ou à une complication du coronavirus, il a suivi un bilan neurologique avec électromyogramme. Jean-Claude devra se faire opérer dans quelques semaines et prend un traitement médicamenteux en attendant pour soulager ses douleurs.