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Les princesses aussi ont leurs règles !

Après l'anorexie, les violences conjugales et l'inceste, l'artiste Saint Hoax récidive et détourne une fois de plus les princesses Disney pour lever un autre tabou féminin : les règles. Derrière l'image d'Épinal de la princesse parfaite se cache une femme en chair et en os, qui a tout naturellement ses règles. 

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Les princesses aussi ont leurs règles !
Des princesses pour lever le tabou sur les règles DR Saint Hoax

"Les filles ont leurs règles tous les mois. Parfois c'est salissant. Remettez-vous en !" lance l'artiste Saint Hoax, s'adressant implicitement à la gente masculine. Sur son compte Instagram, il publie le 21 juillet 2015 ses nouvelles créations pour lutter contre la discrimination envers les femmes : la petite sirène, Blanche-Neige et la Belle au Bois dormant, toute trois vêtues de robes maculées de sang. Pour l'artiste, ce détournement entend faire comprendre aux hommes et aux femmes que les menstruations sont un processus totalement naturel, dont il ne faut pas avoir honte.

La genèse du projet "Princesses sanglantes" part de l'histoire de l'une de ses amies. Deux semaines plus tôt, celle-ci s'était présentée à un rendez vous amoureux avec une jupe légèrement tachée de sang.  Après n'avoir plus eu aucune nouvelle du garçon, elle avait envoyé un message pour s'excuser de cette situation gênante. "Comment pourrais-je sortir avec une fille qui ne sait même pas ce qu'est un tampon ? " lui répond t-il alors. "Ces princesses Disney sont ma réponse à son histoire", explique Saint Hoax.

"Boody Princess" - Saint Hoax

Contre la honte et l'ignorance

"Il y a beaucoup d'ignorance et de honte qui entoure ce sujet" ajoute-t-il. "Le fait qu'une fille se sente obligée de s'excuser pour quelque chose d'aussi naturel est beaucoup plus effrayant qu'une tache de sang", souligne l'artiste, dont l'identité reste soigneusement protégée.

Saint Hoax n'en est pas à son coup d'essai… Il y a quelques mois, il peignait des héros de dessins animés anorexiques pour sensibiliser les plus jeunes à cette maladie. En juillet 2014 encore, Saint Hoax détournait l'image policée des princesses Disney pour dénoncer les violences conjugales et l'inceste. Un seul but l'anime : "créer de beaux mensonges visuels, qui racontent une réalité laide".

"Boody Princess" - Saint Hoax

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