Tchat : entrer et vivre en maison de retraite

Tchat du 06/12/2011, de 22h15 à 23h15 Le Dr Christine Baudry, gériatre, Laurence Ménagé, infirmière coordinatrice, Sonia Nouicer, directrice par intérim, Birgit Wegner, cadre, de la résidence Jean Rostand, le Dr Nathalie Maubourguet, présidente de la Fédération Française des Associations de Médecins Coordonnateurs en EHPAD, Annie de Vivie, fondatrice d’agevillage.com et Sylvie Lanoë, responsable de l'association CLIC Paris 14ème répondront à vos questions en direct.

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

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Les réponses de Sonia Nouicer, directrice par intérim et de Birgit Wegner, cadre de l'EHPAD résidence Jean Rostand

 L'aide sociale départementale permettra à ces personnes de financer leur séjour en maison de retraite.

Si vous avez besoin d'une maison de retraite, vous pouvez solliciter l'aide sociale auprès de votre département.  

Les maisons de retraites publiques ne font aucun profit. Néanmoins, la totalité des dépenses nécessaires pour une bonne prise en charge des personnes âgées (jour et nuit, 365 jours/an) est particulier élevée (1 400 - 2 000€ / mois).

Il est utile de conserver la mutuelle du résident en EHPAD. Par exemple en cas d'hospitalisation, la mutuelle couvre une partie des frais restant à la charge du patient.  

L'assurance vie fait partie de l'héritage.  

Pour les maisons de retraite publiques, vous pouvez passer le concours de directeur d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux (D3S): infos complémentaires sur le site du centre national de gestion (CNG) - ministère de la santé. Pour les établissements privés différentes formations sont possibles permettant d'acquérir le CAFDES.  

Il est normal que l'établissement touche l'APA afin de prendre en charge directement le prix de la dépendance. Si vous bénéficiez de l'aide sociale départementale, le département se remboursera des sommes engagées, après le décès de la personne, sur son héritage.  

Ce chiffre correspond au ratio de personnel conseillé et financé par les pouvoirs publics.

Le ministère de la santé et les départements ont établis des recommandations : il fixe un nombre de personnel par résident.  

L'obligation alimentaire est calculée, par le juge, au prorata des revenus de chacun des enfants.  

Lors d'un rachat par un groupe privé, le personnel titulaire doit muter vers un autre établissement public.

L'image négative des maisons de retraite vient de plusieurs facteurs : - la peur de la vie collective, - la peur de la dépendance, - l'image historique des "hospices", - le sentiment d'être déraciné et dépossédé de ses repères.  

Le maintien reste possible jusqu'à un certain niveau de dépendance.  

Les Directions Territoriales de l'ARS sont chargées d'un rôle de contrôle et d'inspection des maisons de retraite publiques et privées. Faute de moyens suffisants, elles interviennent le plus souvent à l'occasion d'un incident.  

Vous avez peut être eu une expérience malheureuse. Beaucoup de maisons de retraite donnent satisfaction.  

Le contrat de séjour reflète l'organisation collective de la maison de retraite, il n'est pas possible de le modifier (sauf à la marge).

Conseil de vie sociale.

Absolument pas. Nous travaillons directement en collaboration avec les CLIC, les mairies, les médecins traitants, les assistantes sociales et les usagers.  

Selon la politique de l'établissement et si cela n'a pas de conséquences sur l'organisation et la vie de la résidence.  

Impliquer le personnel dans les animations est difficile. Mais cela est possible dans le cadre d'une politique d'établissement volontaire pour une prise de conscience de l'importance de l'animation dans la globalité de la prise en charge du résident par l'ensemble du personnel.

La participation des familles à la vie de l'établissement est à encourager sur tous les plans (CVS, animation, sorties, ...).  

 

Réponses de Birgit Wegner, cadre de la résidence Jean Rostand

 

Avez-vous fait vérifier votre CV, votre lettre de motivation ? Entrainez-vous aux entretiens avec des proches, pour voir ce que vous pourriez améliorer à votre présentation/réponses/comportement...

Oui mais plus souvent en tant que Agent de service ou FFAS Faisant Fonction d'AS...après trois ans d'activité en tant que FFAS vous pourriez faire un dossier pour une VAE AS (site gouvernement / éducation nationale cherchez VAE). 

2ème journée de solidarité ?  

Il faut rester positif !!! De toute façon le contraire ne vous apporterait rien !  

Adressez vous au CLIC, point Eméraude ou à la mairie de votre ville. Il y a la possibilité d'Aide Sociale, mais il faut remplir un dossier qui sera suivi par une enquête sur les revenus et patrimoine du futur résidant, de ses enfants et dans certains départements aussi les petits enfants. Une obligation alimentaire peut-être exigée. Mais en général elle est toutefois proportionnelle aux revenus des enfants. Si le résidant a un patrimoine, au moment du décès, l'état récupère sur la vente du patrimoine, sur l'héritage. Renseignez vous auprès des Assistantes Sociales, elles vous expliqueront.  

Il faudra bien trouver le financement d'une manière ou d'une autre. A un moment il y avait la vignette (pour les retraites), aujourd'hui il faudra certainement que l'état réorganise ses budgets, mais je ne pense pas être la bonne personne pour en discuter !  

Demandez à la mairie de sa ville, si il n'y a pas de CLIC, il devrait avoir au moins une assistante sociale qui pourrait vous guider.

Bien sur que non, l'assistante sociale vous donne des adresses pour vous guider au départ, à vous de faire la démarche pour en trouver d'autre... comme avec un logement, il faut en visiter plusieurs avant de trouver celui qui plait ! Vérifiez aussi l'ambiance et les expressions du visage du personnel qui est souvent indicateur de la qualité de prise en charge et du bien être des personnes !  

Si, il y a contrôle quand il y a plainte !!! Sinon adressez-vous directement au ministère de la santé, qui sera certainement aussi à votre écoute ! 2012 c'est dans un mois !  

Les CLICS sont indépendants des établissements mais travaillent souvent avec eux en bonne collaboration pour le suivie des personnes qui entrent en maison de retraite. Evidemment ils vont vous conseiller les établissements qu'ils connaissent et qu'ils approuvent !  

Il y en a, mais les noms m'échappent. Si vous ou un proche avez accès à internet vous pouvez en trouver, des guides, mais aussi des chats sur certaines maisons de retraite...  

Oui, APL : allocation logement, APA : allocation autonomie. La 1ère est à demander aux allocations familiales pour les frais hébergement, la deuxième est à demander au consil général de la ville du résidant et concerne la prise en charge/les soins. Elle est attribuée selon les revenus, patrimoine...  

Jean Rostand le médecin était là !  

 Cherchez sur internet : groupe maison de retraite et vous tomberez dessus.

Félicitations pour cette initiative. Je trouve cela vraiment admirable quand toute une commune se lie pour sauver un endroit aussi important ! Bravo. 

Certains établissements donnent un ticket de repas pour la famille en échange, vous pourriez le proposer à la direction au moment d'un CVS ?  

C'est aussi aux familles de se poser la question et de proposer des activités...déjà il y a les différentes commissions, CVS/menus/animations, plus il y a du monde plus on avance avec les changements. 

Certaines propose l'intervention d'un prêtre catholique pour des messes mensuelles ou tous les 15 jours, pour les autres cultes, on peut selon les communes contacter les offices des cultes pour demander un passage à la maison de retraite.  

Oui, vous avez le droit de faire venir n'importe qui auprès de votre proche à partir du moment où il ne perturbe pas l'organisation de la maison. Aussi il pourra très bien faire une séance dans la chambre privative du résident. Comme le médecin traitant, le kiné et les autres intervenants médicaux non employés par la maison restent à votre choix puisque de toute façon vous les payez vous !

Je pense que oui, mais il faut du temps pour apprendre et l'appliquer, comme avec tout. Il y a aussi un livre, le quel vous pourriez déjà commencer à lire. Mais je ne veux pas faire la pub pour eux !

L'aide sociale oui pour les enfants, l'APA non. L'aide sociale finance les frais d'hébergement (donc le plus gros), l'APA la prise en charge. Attention pour l'aide sociale, l'état se rembourse sur l'héritage.

Malheureusement non.  

Oui, mais en EHPAD, les équipes soignantes étaient déjà formées au repérage de la déshydratation et ce bien avant 2006 ! Une avancée quand même, la climatisation des certains lieux collectifs.

Non. 

Les réponses du Dr Christine Baudry, gériatre de l'EHPAD résidence Jean Rostand

A mon avis cela est faux les clics sont là pour vous donner toutes sortes d'infos concernant les aides financières que vous pouvez obtenir, vous aident dans vos démarches, suivent votre dossier, vous aident dans la recherche d'une structure d'hébergement, vous proposent des ateliers, des services des soins a domicile, et cela gratuitement.

Je suis le médecin gériatre réfèrent d'un clic et je ne travaille pas du tout avec cap retraite, cet organisme est intervenu uniquement pour des sessions d'information pour les aidants par exemple, de façon ponctuelle et sans contre-partie.

C'est l'enquête sociale qui détermine en fonction des ressources des enfants et de leurs obligations : nombre d'enfants à charge en particulier, ce que chaque enfant doit donner pour le paiement d'une EHPAD pour le parent âgé, cela est calculé au plus juste cela s'appelle l'obligation alimentaire.   

Oui il y a un diplôme mais toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, il faut de la patience et de l'imagination et aimer le contact avec les personnes âgées, et avoir des qualités d'organisation lancez-vous !!

Lors de la visite de pre-admission le médecin interroge la personne sur son histoire de vie, ses antécédents médicaux, obtient des renseignements auprès des personnes proches même si elles ne sont pas de la famille et ensuite l'établissement organise l'accueil, puis établit un projet de soins et un projet de vie qui permettent d'offrir au résident une qualité de vie en accord avec ses souhaits et ses habitudes de vie.   

Les mentalités changent bien heureusement, les regards sur la gériatrie ont évolué, le travail d'équipe indispensable dans ce secteur valorise chaque acteur du soin : l'ash, l'infirmière, le directeur, le médecin, les aides-soignants qui sont les forces vives de la gériatrie... chacun a un rôle à jouer pour offrir la meilleure prise en charge possible dans le respect de la personne âgée qui doit rester au centre des préoccupations de chacun. 

Avec les personnes âgées il est important d'anticiper les situations de crise c'est-a-dire prévoir une institution, une organisation à domicile, contacter le CLIC ou au moins se poser la question en famille pour éviter d'avoir à prendre des décisions dans l'urgence.

Je suis désolée mais je parle de ce que je vis chaque jour dans mon établissement, cela fait 6 ans que j'y suis ....

Un établissement qui a signé une convention tripartite doit avoir un médecin coordonnateur qui a plusieurs missions : assurer la continuité des soins, gérer l'équipe pluri-disciplinaire avec le directeur et l'IDEc, il fait de la formation pour le personnel, rédige les protocole de soins... il n'est pas prescripteur sauf en cas d'urgence. En principe on calcule le temps de médecin co en fonction du nombre de résidents : pour 80 résidents il y a un demi-poste de médecin.

Il y a une réglementation par rapport aux chutes à respecter : déclaration de chute puis examen médical par le médecin co ou le médecin traitant précisant les circonstances de la chute, puis demande si nécessaire d'examens complémentaires, bilan de chute dans l'idéal. La famille est systématiquement prévenue en cas de dommages corporels ou quand à la suite de chutes à répétition une contention est conseillée.   

Absolument pas.  

Les réunions organisées une fois par an pour les familles et les comités de la vie sociale ou siègent des représentants des résidents et des familles sont là pour cela.  

C'est une formation comme une autre basée sur le bon sens et les bonnes pratiques de soin.

Oui le médecin et le directeur sont responsables des résidents, c'est pour cette raison qu'un résident avec des troubles cognitifs et qui est susceptible de fuguer doit-être placé dans une structure adaptée (d'ou l'importance de l'évaluation médicale ), sécurisée mais le risque 0 n'existe pas.     

Cela dépend des établissements bien sur, et de la dynamique du directeur, du médecin et de son équipe, la formation est nécessaire surtout quand le personnel est peu formé.    

Elle peut le faire !

Nous avons des contrôles, nous devons tenir un budget, pour éviter le dépôt de bilan si la gestion est mauvaise.

L'accès au dossier et a son contenu doit s'inscrire dans une procédure : demande écrite au directeur, mais le médecin doit renseigner la famille et le résident comme en ville.

Les réponses de Laurence Ménagé, infirmière coordinatrice de l'EHPAD résidence Jean Rostand

Il y a des postes, beaucoup de postes faisant fonction d'aide soignante ou aide soignante ou infirmière dans la plupart des maisons de retraite.

Il faut continuer à le passer, travailler les concours car il y a beaucoup de monde dans cette voie, ne pas s'arrêter de passer les concours....

Oui s'ils payent chacun leur hébergement dans la structure.

Il faut effectivement partir en courant de telles structures car à un moment donné on met son diplôme en jeu ou sa santé à suivre de telles pratiques.  

Il y a les prud'hommes pour ça.

Oui, mais elle reste à votre disposition quand vous en avez besoin c'est mieux car les professionnels : généralistes, kinés, pharmaciens, ambulanciers, peuvent en avoir besoin et ils ont des lecteurs de cartes, c'est plus facile comme ça.

Ce n'est pas très bon une structure où le personnel tourne ainsi, ce n'est surtout pas bon pour le résident et ce n'est pas du tout normal au-delà de 10% du ratio de personnel.

C'est une réalité quotidienne. Normalement dans le public les avantages tels RTT, jours spéciaux, possibilités de formation, matériel en nombre permettent quand même de fidéliser le personnel et l'équipe peut se serrer les coudes.

Elle n'a pas à se retrouver en queue de liste, elle n'est pas punie ! Par contre tous les trois mois il faut téléphoner pour dire que la demande est toujours valide.  

Il vaut mieux trouver du travail dans une autre structure.  

Oui et d'ailleurs pas à l'hôpital mais en maison de retraite c'est oui comme faisant fonction d'AS.  

Il faut se partager le travail entre équipe de jour et équipe de nuit pour la distribution des médicaments. Pour les personnes autonomes, il est possible qu'ils gèrent leur traitement . 

Non 1 soignant AS pour 10 ou 11 résidents.  

Ce n'est pas anormal.  

Normalement s'il y a une infirmière en semaine il doit y en avoir une le week-end sinon il y a des glissements de tâches. Qu'il n'y ait pas d'infirmière la nuit en EHPAD, c'est normal.

Eh bien détrompez vous il y a beaucoup de BEP sanitaires et sociales qui font d'excellentes faisant fonction d'AS puis passent ensuite une VAE d'AS.  

Ca c'est super et ça peut très bien marcher jusqu'à....plus de matériel lourd, plus de dépendance.  

Probablement.

"L'humanitude" est une philosophie qui enseigne des preceptes pour une prise en charge optimisée du résident, c'est bien. 

Pas du tout il a en charge des résidents comme s'ils "étaient à la maison" donc carte vitale, ni plus ni moins. 

Absolument pas, il tranquillise le personnel de nuit ! C'est pour ça qu'à chaque fois que cela est possible il faut le couper en 2 puis éventuellement l'ôter car il est parfois pas nécessaire du tout.

Quand le moment viendra pour nous on ne se posera peut-être pas la question aussi sereinement, on ira ...

Parce que les places en séjour temporaire sont rares.  

Tout cela marche très bien quand la GRANDE dépendance n'est pas encore là après il faut du matériel, des compétences.

Une fracture du pied se valide par une radio et ensuite, le diagnostic fait la prise en charge est médicale.  

Tout cela est impeccable et la situation la meilleure pour autant que la personne âgée soit stable et n'ait pas de gros besoin en matériel et aides diverses.

Ce sont des effectifs trop justes. 

Un USLD s'adresse à des patients âgés avec des pathologies lourdes et des GIR de 2 ou 1 ce secteur est du sanitaire. Il est plus doté en personnel mais plus cher. En EHPAD, c'est un peu moins cher et le résident à une dépendance moindre, c'est du médico-social.  

Absolument et le plus longtemps possible.

Oui mais souvent c'est le mari ou la femme ou l'enfant et ils rentrent chez eux le soir.  

Parce qu'une maison de retraite aussi sympathique soit-elle n'est pas le domicile, et qu'on va y vieillir avec des étrangers et même y mourir.

Bien sûr il y a toujours des excès mais toutes ces procédures si elles existent doivent être revues régulièrement afin d'être adaptées au cas par cas.  

Avoir une bonne dynamique d'équipe, des plannings souples, des affectations d'étages, de résidents.....  

Bien sûr que non ce n'est pas normal, il vaut mieux des tisanes le soir, un peu de TV mais des hypnotiques à minima.  

Il y a des chutes anodines, on prévient pour des chutes qui portent à conséquence.  

Bien sur.  

C'est clairement dit dans les entretiens et l'autre indicateur est le prix.

Les réponses du Dr Nathalie Maubourguet, présidente de la Fédération Française des Associations de Médecins Coordonnateurs en EHPAD

Vous n'aurez besoin d'avoir recours à un EHPAD (anciennement appelé maison de retraite) uniquement si vous devenez dépendante, indépendamment de votre âge au-delà de 60 ans. Or statistiquement vous avez toutes les chances de vivre tranquillement chez vous. Si toutefois votre état de santé et votre dépendance le nécessitent, vous pourrez bénéficier de l'aide sociale dans les établissements habilités.    

Le plus souvent ce sont des aides-soignantes aidées d'agents de service.

Tout dépend du stade de la maladie et des troubles du comportement. Le plus important est que le personnel soit formé à la prise en charge de cette maladie, même sans unité Alzheimer.      

La période d'essai est faite pour vous faire votre point de vue.

A l'ARS ou le Conseil Général de votre département.

Le salaire du médecin coordonnateur est en effet sur le budget soin, et son temps de présence est fixé par décret.

Si vous disposez dans votre région de personnels compétents, aides à domicile, infirmières, portage de repas etc....il peut après avis de son médecin traitant rester à domicile.

Le médecin coordonnateur n'étant pas tous les jours présent dans l'établissement, c'est l'équipe soignante qui généralement informe le médecin traitant des problèmes de santé rencontrés par le résident. L'infirmière coordonnatrice joue également un rôle très important dans la prise en soin des résidents.  

Sauf urgence, c'est le médecin traitant qui doit être appelé en priorité devant tout problème de santé d'un résident.

Si vous estimez que cette situation le nécessite et entraine une perte de chance pour les résidents vous pouvez le signaler à l'ARS.  

C'est l'état de santé du résident qui doit conditionner le rythme du passage du médecin traitant. Le minimum étant une fois par mois.  

Tout à fait d'accord, les gérontos-psychologues sont indispensables en EHPAD, leur présence devrait être obligatoire dans chaque établissement ! 

Les réponses de Sylvie Lanoë, responsable de l'association CLIC Paris 14ème et de Annie de Vivie, fondatrice d’agevillage.com

Les clic sont là pour cela pour évaluer les besoins des personnes qui sont à domicile, pour les accompagner, les aider à prendre leur décision.  

Je vous invite à aller rencontrer le clic de votre département ou le centre communal d'action sociale.

En ce qui me concerne, je suis actuellement harcelée par cap retraite et ça fait 2 ans au moins que je n'oriente aucune famille sur cap retraite. Je suis le clic du 14ème.

Effectivement il existe d'ailleurs beaucoup d'expérimentations dans ce sens à Nantes, Vannes, pour des petites unités ou des co-locations choisies.

Si probablement une structure qui possède des lits d'unité protégée.  

Vous pouvez vous adresser au Centre Communal d'Action Social de la Mairie.  

Vous pouvez demander une aide sociale auprès du centre communal d'action sociale (province) ou centre d'action sociale de la ville de paris. Vos frères et sœurs recevront un questionnaire sur leurs ressources. L'aide sociale complètera.

L'APA n'est pas soumise à la succession pour le moment par contre une étude est faite avant sur les revenus ainsi que le patrimoine.

En fait du dépend de ses besoins, soit l'action sociale de la caisse vieillesse, si sa perte autonomie est plus importante, je vous invite à constituer un dossier d'APA.

Pour l'APA seuls le montant des revenus compte, si ceux ci sont importants le département participera très peu. Le mieux c'est de vous faire conseiller par un CLIC.  

Moi je le ferais à votre place ! Par-contre renseignez-vous quand même avant. Une dénonciation donne aussi le risque d une fermeture provisoire, et où iront les résidents pendant ce temps ? Demandez peut-être déjà un rdv avec la direction de la maison, puis avec la direction du groupe...

Il faut surtout une animation de qualité, stimulante...

Quand vous faites une demande d'APA l'assistante sociale prend en compte vos ressources et vos besoins par rapport à votre dépendance et l'allocation est fonction de vos moyens financiers, il est important de réévaluer votre GIR régulièrement.  

En principe tout le territoire français est maillé par des clics ou des organismes qui font le même travail il faut vous renseigner. A défaut du clic rapprochez vous du centre communal d'action social de votre département ou du service personnes âgées du conseil général.  

Il me semble que ce refus de transparence est inquiétante pour ma part j'irais voir ailleurs.  

L'important je pense c'est la volonté de vos parents si c'est leur souhait, vos frères et sœurs ne peuvent pas l'empêcher.

 Tournez-vous vers les CLICS entourage de votre arrondissement.  

Je vous conseille de vous rapprocher d'un CLIC  ou du centre communal d'action sociale.  

Rapprochez-vous d'un CLIC  qui vous donnera une liste de professionnels prestataires d'aides à domicile.  

Vous pouvez vous rapprocher des clic qui vous soutiendront et pourront vous orienter vers des accueils de jours, pour les associations Alzheimer .

Je suis au point paris Emeraude depuis 2005 et je certifie ne pas utiliser cap retraite, mon équipe non plus. Je vous invite à nous contacter au 01.40.52.44.03 Nous recevons le public du lundi au vendredi.

Oui il y a le plan Alzheimer qui a financé des accueils, plateformes de répit. Contacter le clic qui vous mettra en relation avec les professionnels locaux.

Les médicaments doivent être préparés par une infirmière sur prescription du médecin traitant, via un pilulier.

Vous pouvez faire intervenir un service d'aide à domicile et compléter par un service de soins infirmiers financé par la sécurité sociale.

Il me semble vous avoir déjà répondu !!!  

Pour un poste de coordonnateur plutôt travailleur social (assistant social ou conseiller familial et social).

Oui il pourra vous mettre en relation avec le CLIC le plus proche de l'établissement que vous cherchez. Nous avons référencé tous les CLIC dans notre annuaire d'Agevillage.com et toutes les maisons de retraite possibles. Depuis peu les résidents donnent leur avis en ligne sur la qualité ressentie dans leur établissement.

 

Les réponses d'Annie de Vivie, fondatrice d’Agevillage.com

 

Vous posez un constat à retentissement politique concernant les arbitrages des salaires des métiers du soin (comme des enseignants, des pompiers...). A notre société (et ses représentants élus) de se mobiliser sur ses choix, ses orientations, la reconnaissance des acteurs qui aident à vivre ensemble, debout, jusqu'au bout. Le salaire est important, il valorise, mais le coeur du métier reste la relation, le prendre soin, les échanges : voir le magnifique livre "Je vous trouve si belle" http://www.agevillagepro.com/actualite-5504-1-maison-de-retraite-je-vous-trouve-si-belles-temoignage-soigant-resident-texte-photographie.html Personnellement j'ai été élevée aussi par les vieux monsieurs et vieilles dames de la maison de retraite où ma mère travaillait. Brasser les générations, partager les expériences du soin, du prendre soin, ouvrir les maisons, développer la créativité... fera du bien à tout le monde, y compris à ces métiers.  

Le secteur de l'aide aux personnes handicapées de moins de 60 ans ne bénéficie pas des mêmes financements que celui des personnes âgées handicapées de plus de 60 ans. Les associations de défense des personnes handicapées ont obtenus des soutiens, des aides dont le secteur personne âgée ne bénéficie pas à ce jour. La crainte d'une convergence des systèmes vers le bas fait aussi peur ! Il s'agit d'un enjeu de solidarité nationale, à mettre au coeur des futures élections. Je me mobilise personnellement dans le collectif "Une société pour tous les âges". http://une-societe-pour-tous-les-ages.over-blog.com/

Nous venons d'ouvrir ce service après un an de travail avec les associations de personnes âgées et les fédérations de professionnels (privés, public, associatif). Les résidents donnent leur avis. Celui du Président du conseil de la vie sociale est mis en avant. Les premiers avis arrivent ! Présentation du service : http://www.agevillage.com/actualite-6914-1-maison-de-retraite-avis-client-annuaire-grand-age-qualite-de-vie-service-agevillage-resident-famille.html Voir notre annuaire Agevillage.com.

Je vous salue en tant que président du CVS : à votre disposition nous avons ouvert une "boite à outils" des CVS (comment les faire vivre...). http://www.agevillage.com/sousTheme-287-La-boite-a-outils-du-CVS.html Il n'existe malheureusement pas de normes de taux d'encadrement opposable. Les dotations soins sont calculées selon le niveau de perte d'autonomie des personnes accueillies. Suites aux tensions budgétaires, cette médicalisation est freinée. Certains établissements, historiquement, sont bien dotés, mais très peu au regard des besoins actuels et futurs. Parfois les budgets sont octroyés par les tutelles mais les directions n'arrivent pas à recruter (manque de professionnels, absentéismes, arrêts maladie...). Par ailleurs, il faut engager un personnel formé, aux compétences adaptées aux attentes et désirs des résidents. L'accompagnement de ce personnel est aussi fondamental (temps d'échanges, de réflexions, de formations...) sont indispensables face aux difficultés quotidiennes, aux décès, aux tensions. Si vous connaissez des ratios officiels d'encadrement des maisons de retraite, notre rédaction est preneuse pour faire passer le message !          

Comme vous avez pu le lire sur notre site, Eternis : la société qui édite Agevillage.com et que j'ai fondé et que je préside, a en effet parmi ses actionnaires le PDG d'Orpéa, le Dr Marian. Notre actionnaire de référence est la Caisse des Dépôts et Consignations, depuis 10 ans maintenant. Notre modèle économique est scindé en deux - les webmagazines Agevillage/Agevillagepro.com dont la rédaction, le webmastering vivent grâces aux abonnements aux espaces professionnels réservés, à la publicité, à la syndication de nos dossiers, contenus... -la formation professionnelle continue autour de l'approche "Humanitude" principalement, l'organisation d'un colloque annuel international sur les approches non médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer. Nos actionnaires sont des individus et des institutions que je salue aussi pour leur accompagnement dans la durée, leur patience.    

Tout va être une question de ressenti : j'ose espérer que le directeur saura vous dire quand il peut ou ne peut pas répondre à vos remarques. Vous pouvez aussi vous investir dans le conseil de la vie sociale de la structure, participer aux activités proposées, à une association de famille. http://www.agevillage.com/sousTheme-287-La-boite-a-outils-du-CVS.html L'enjeu est de construire un prendre soin quotidien de qualité, positif, serein. Voir aussi notre article : les recours en cas de conflit. http://www.agevillage.com/actualite-4814-1-maisons-de-retraite-recours-en-cas-de-conflits.html Nos newsletters publient chaque lundi des belles initiatives qui motivent et peuvent donner envie d'aller vivre en maison de retraite.  

Notre webmagazine propose un annuaire en ligne avec 25 000 références et depuis peu la possibilité pour les résidents de maison de retraite de donner leur avis. Mais parfois la nécessité d'avoir un interlocuteur s'impose. Nous avons cherché une agence d'intermédiation et avons découvert ces agences de placement décrites dans le reportage. Nous n'avons trouvé qu'une structure associative, dont le personnel tente de visiter les établissements qu'elle conseille. Mais comme les structures privées commerciales, cette association est rémunérée par les établissements qui voient entrer un nouveau résident. L'idéal serait que ce service soit rémunéré par qui : les personnes qui cherchent, les établissements, les pouvoirs publics ? Chez Agevillage, en plus de la mise à jour régulière de nos bases de données, ce service d'avis des résidents, nous espérons un jour qu'un label qualité pourra être publié.      

Plusieurs plateformes d'emploi (Offres/CV) existent ne serait-ce que via Pôle-Emploi. Les sites internet des maisons de retraite. Nous venons d'ouvrir un espace emploi www.agevillagepro.com : vous pouvez déposer votre CV     

Je ne peux que vous inviter à lire régulièrement nos actualités hebdomadaires (newsletters). Notre rédaction cherchent des initiatives motivantes, innovantes, mobilisatrices, citoyennes... et elles existent, elles se construisent, se détricotent parfois puis repartent avec l'arrivée de nouvelles énergies. Voir nos prix : Lieu de Vie, Lieux d'envie ! 2011 : http://www.agevillagepro.com/actualite-7386-1-laureats-2011-du-prix-agevillage-igm-asshumevie-lieu-de-vie-lieux-d-envie.html 2010 : http://www.agevillagepro.com/actualite-5603-1-l-alzheimer-internet-technologie-laureat-prix-lieu-de-vie-lien-d-envie-ehpad-maison-du-telhuet-notra-dame-gravenchon-atelier-internet.html Votre cursus est attendu en EHPAD pour accompagner les résidents, les familles, les proches et les équipes.  

De nombreuses expériences avancent : ordinateur avec internet accessible, voire Internet dans toutes les chambres, la Wii, l'assistance à distance... Internet et maladie d'Alzheimer : voir notre prix 2010 "Lieu de vie - Lieu d'envie" http://www.agevillagepro.com/actualite-5603-1-l-alzheimer-internet-technologie-laureat-prix-lieu-de-vie-lien-d-envie-ehpad-maison-du-telhuet-notra-dame-gravenchon-atelier-internet.html Quant on parle géolocalisation, surveillance à distance, capteurs... on voit que l'éthique vient interpeler les technologies. Voir notre article cette semaine suite à un colloque tout récent sur le sujet. http://www.agevillagepro.com/actualite-7449-1-alzheimer-technologie-ethique-erema-technologie-besoin-desir-personne-agee.html

En savoir plus

 On a coutume de dire que les seniors en maison de retraite n’intéressent plus personne, pourtant, aujourd’hui, ils sont au centre d’un marché florissant où de grands groupes font fortune. La France compte plus de dix mille établissements d'accueil pour personnes âgées. De la résidence non médicalisée aux maisons de retraites médicalisées EHPAD (établissement pour personnes âgées dépendantes), en passant par les petites unités de vie, il faut réussir à se faire une idée de la structure adaptée à chaque situation.

Le nombre de places disponibles en maison de retraite ne couvre pas toujours les besoins locaux, notamment pour les personnes âgées atteintes de la maladie d'Alzheimer ou apparentée, très désorientées, ou lourdement handicapées.

Il faut connaître l'offre locale de maisons de retraite et de service d'aide aux personnes âgées le plus tôt possible, visiter, se renseigner auprès des CLIC, centres locaux d'information et de coordination qui sauront vous apporter l'aide aux personnes âgées requise.

Quelles sont les différences majeures entre le privé et le public pour les pensionnaires, le personnel et les familles ? Prix et prestations ? La qualité des soins est-elle proportionnelle aux tarifs pratiqués par les établissements ? Quel est le parcours des familles pour obtenir une place, quels sont les choix politiques des élus locaux ? Quel sens ont encore la mission de service public et la solidarité nationale face à la loi du marché ? Autant de paramètres à analyser avant de se décider pour une maison de retraite pour soi ou pour aider un proche âgé.

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