La Texane enceinte n'est plus maintenue artificiellement en vie

Marlise Munoz, jeune femme enceinte en état de mort cérébrale, n’est plus maintenue artificiellement en vie depuis dimanche 26 janvier, "conformément à une décision de justice" ont annoncé les avocats de la famille. L’hôpital du Texas où elle était gardée persistait à la maintenir sous respirateur artificiel contre la volonté de ses proches, se référant à une loi fédérale ambiguë.

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La Texane enceinte n'est plus maintenue artificiellement en vie
PHOTO : La famille Munoz, peu de temps avant le décès de Marlise. De gauche à droite : Erick, Mateo (aujourd'hui âgé de 15 mois) et Marlise.

"Marlise Munoz repose désormais en paix, et sa famille cherche à mettre fin à ce qui a été un long et insupportable calvaire", ont déclaré les avocates de la jeune femme, Heather L. King et Jessica H. Janicek, dans un communiqué.

"Aujourd'hui, vers 11H30 (heure locale, soit 18H30 en France métropolitaine) conformément à la décision [de justice], le corps de Marlise Munoz a été débranché du système de maintien en vie artificiel et remis à M. Munoz" son époux, ont-elles précisé.

Un juge du comté de Tarrant avait ordonné vendredi que Marlise Munoz, 33 ans, légalement morte, ne soit plus maintenue en vie artificiellement, comme le demandait son époux Erick Munoz devant la justice. Selon le jugement, la jeune femme devait être débranchée d'ici mardi minuit (heure de France métropolitaine).

Le sort tragique de la jeune femme avait fait récemment la Une des journaux américains alors que famille et hôpital se disputaient sur la marche à suivre.

Marlise Munoz, une femme de 33 ans alors enceinte de 14 semaines, s'était effondrée chez elle en pleine nuit le 26 novembre dernier, victime vraisemblablement d'une embolie pulmonaire alors qu'elle s'était levée pour s'occuper de son fils aîné, âgé de 15 mois.

Hospitalisée au John Peter Smith (JPS) Hospital de Fort Worth, elle y avait été prononcée en état de mort cérébrale mais gardée artificiellement en vie car enceinte. Une loi texane ambiguë avait été interprétée en ce sens par les responsables de l'établissement hospitalier.

Mercredi 21 janvier, les avocats de la famille avaient fait savoir que le fœtus qu'elle portait était "distinctement anormal", ce que la famille craignait depuis l'accident.

"Même à ce stade précoce, les extrémités du bas du corps sont déformées à tel point qu'on ne peut déterminer le sexe", avaient précisé les avocats, en expliquant que le fœtus avait été "privé d'oxygène durant une période indéterminée [lors de l'embolie de sa mère].

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