Evaluation de la douleur : le mal en échelle

Si la prise en charge de la douleur n'a pas toujours été au centre des préocupations médicales, c'est aujourd'hui une obligation légale vis-à-vis du patient, encadrée par la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. 

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Quels moyens pour mesurer la douleur ?

Les raisons qui poussent à la prise en charge de la douleur ne sont pas uniquement charitables, car celle-ci est un signe de gravité en soi. En effet, la douleur a des conséquences physiologiques, comme l'augmentation de la tension qui affecte la santé du patient et sa prise en charge.

Les échelles d'évaluation de la douleur reposent toujours sur l'auto-évaluation par le patient. Chez l'adulte, trois échelles d'auto-évaluation unidimensionnelles ont été admises par les sociétés savantes.

L'EVS ou Echelle Verbale Simple est une échelle comportant cinq qualificatifs de la douleur classés par ordre croissant et associés à une valeur numérique (0 = pas de douleur, 1 = faible, 2 = modérée, 3 = intense, 4 = extrêmement intense). Ces qualificatifs sont proposés au patient pour évaluer sa douleur.

L'EN ou Echelle Numérique est une échelle quantitative allant de zéro à cent ou de zéro à dix, le zéro correspondant à "pas de douleur" et le dix ou cent à "douleur maximale imaginable". On demande au patient d'attribuer une note à sa douleur de zéro à dix ou cent, en précisant au mot près la signification de ses valeurs limites.

L'EVA ou Echelle Visuelle Analogique  est présentée sous la forme d'une réglette comportant une face neutre avec une ligne ou barre de dix centimètres, non graduée, sur laquelle le patient déplace un curseur d'une extrémité, intitulée "pas de douleur", à l'autre, intitulée "douleur maximale imaginable". L'autre face de la réglette, côté soignant, présente une graduation millimétrique de zéro à dix permettant la lecture directe de l'intensité de la douleur du patient.

Enfin chez l'enfant ou la personne handicapée, cette échelle peut être adaptée en outils adaptés, comme par exemple le dessin d'un triangle pointant vers le haut ou des visages qui miment plus ou moins fort la douleur et présentés au patient en lui disant "montrez-moi le visage qui a mal autant que vous".

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