Son augmentation mammaire est bâclée, elle se retrouve avec une poitrine plate

Une britannique de 28 ans qui avait réalisé une opération des seins en Turquie s’est vue retirer ses implants et l'ensemble de son tissu mammaire après une sévère infection. Elle alerte aujourd’hui sur les risques des opérations à bas coûts.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le
Avant le retrait des implants mammaires (à gauche) et après le retrait (à droite).
Avant le retrait des implants mammaires (à gauche) et après le retrait (à droite).  —  Crédits Photo : Instagram / zararodriguez91

Quand une chirurgie mammaire vire au cauchemar. A 28 ans, Zara Rodriguez n’aime pas son corps et décide de s’offrir une augmentation mammaire et une abdominoplastie. L’objectif : transformer son bonnet C en bonnet F et obtenir un ventre plus plat. En août 2019, la jeune britannique choisit donc de se rendre à Istanbul, en Turquie, pour réaliser ces opérations à coût plus bas qu’en Angleterre (5.015 livres, soit moins de 6.000 euros).

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Du liquide purulent s'écoule de ses cicatrices

L’opération est à première vue un succès et Zara rentre chez elle satisfaite. Mais une fois rentrée en Angleterre, des problèmes apparaissent : son sein gauche s’infecte et du liquide purulant s'écoule de sa cicatrice. Au même moment, son sein droit commence à pendre.

Elle publie alors des photos choquantes de sa poitrine sur les réseaux sociaux et la clinique turque y réagit aussitôt, lui proposant alors de revenir pour une deuxième opération. Ce que Zara fait en octobre 2019. Mais l’histoire se répète et ses implants s’infectent à nouveau.

"On m’a laissé 0% de tissu mammaire"

Le 22 novembre, elle se fait retirer ses implants mais aussi son tissu mammaire qui a souffert de l’infection au Bath Royal United Hospital, au Royaume-Uni. "On m'a laissé la poitrine complètement plate avec 0% de tissu mammaire et des cicatrices profondes qui traversent ma poitrine. J'ai 28 ans et j'ai été battue mentalement et physiquement" confie-t-elle au DailyMail.

"Je veux empêcher quiconque d’aller à l’étranger"

"Tout ce que je veux maintenant, c’est empêcher quiconque d’aller à l’étranger" pour réaliser ce genre d’opération. "Je ne souhaite à personne de traverser ce que j’ai vécu ces derniers mois" écrit-elle sur les réseaux sociaux, photos marquantes toujours à l’appui.

Si Zara affirme aujourd’hui bien se sentir et se focaliser sur ces messages de prévention, elle n’a pas abandonné l’idée de reconstruire sa poitrine. Elle envisage donc désormais d’économiser à nouveau pour s’offrir une chirurgie réparatrice qu’elle réalisera cette fois-ci au Royaume-Uni.