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Bébés sans bras : la controverse se poursuit dans l’Ain

En juillet dernier, les autorités sanitaires ont conclu qu’il n’y avait pas d’excès de cas de bébés atteints d’agénésie transverse du membre supérieur dans l’Ain. De quoi susciter l’incompréhension des familles et de la présidente du registre régional des malformations.

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Bébés sans bras : la controverse se poursuit dans l’Ain

Dans l’Ain, la première alerte remonte à 2010. Un médecin signale aux autorités deux naissances d’enfants atteints d’ATMS, agénésie transverse du membre supérieur, à quelques mois d’intervalle. A partir de cette date, le registre Remera, chargé de recenser les cas de malformations, est appelé à enquêter dans le département.

Entre 2009 et 2014, plusieurs naissances sur un périmètre de 16 km de rayon, retiennent l’attention de sa directrice, Emmanuelle Amar. « Entre 2009 et 2014, on dénombre plus de 8000 naissances dans ce périmètre. 8 bébés sont nés avec la malformation, alors qu’on en attendait 0,63, c’est-à-dire entre 0 et 1 naissance. Donc on estime qu’on ne peut pas écarter le hasard à 100% mais que la probabilité que les naissances dans ce cercle-là est infime. » explique-t-elle.

Plainte déposée contre X

Après cette alerte, l’Anses et Santé publique France sont saisis pour rendre leur expertise. Dans leur rapport qui date de juillet dernier, ils s’opposent aux conclusions du registre Remera. Pour les deux autorités publiques, il n’y a pas d’excès de cas d’agénésie transverse du membre supérieur dans l’Ain.

Interview du Prf Benachi, Santé publique France. Le Magazine de la Santé, le 09 octobre 2019

Après la publication de ce rapport, Axelle Laissy, maman d’un petit Louis, 7 ans, atteint d’une ATMS, a décidé de déposer plainte contre X. « Nous considérons que les investigations menées par les autorités sont incomplètes. Sans même juger ces investigations on considère qu’un dossier de ce type doit être traité par un juge d’instruction. On souhaite des investigations sur le terrain » explique Me Fabien Rajon, l’avocat de Mme Laissy. L’ouverture d’une information judiciaire pourrait aboutir à de nouvelles investigations dans l’Ain. La réponse du parquet est attendue dans les semaines qui viennent.

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