©joel bubble ben/shutterstock

L’Institut Pasteur renonce à son principal projet de vaccin contre le covid

Lors des premiers essais cliniques, ce projet de vaccin français s’est révélé moins efficace que prévu.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le

L'Institut Pasteur a annoncé ce 25 janvier qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre le Covid. Les premiers essais ont en effet montré qu'il était moins efficace qu'espéré.

« Les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d'une infection naturelle ainsi qu'à celles observées avec les vaccins autorisés" contre le Covid-19, a expliqué l'Institut pour justifier sa décision de mettre fin à son projet.

A lire aussi : Covid : plus d’un million de personnes vaccinées en France

Une collaboration avec MSD

Le vaccin de Pasteur utilisait comme base le vaccin contre la rougeole, adapté pour combattre le Covid-19.

Pour le concevoir et le distribuer, l'institut de recherche français s'était allié au laboratoire pharmaceutique MSD (nom du groupe américain Merck hors des Etats-Unis et du Canada).

MSD avait en effet racheté l'an dernier la société de biotechnologie autrichienne Themis, avec laquelle Pasteur travaille depuis plusieurs années sur l'élaboration de différents vaccins, dont celui contre le Covid-19.

D’autres projets encore en lice

Les essais de phase 1 (le premier stade des essais sur l'humain) avaient commencé en août dernier. Pasteur a précisé qu'il poursuivait ses travaux sur d'autres projets de vaccin contre le Covid, à un stade toutefois préliminaire.

"Le premier, administrable par voie nasale, est développé avec la société de biotechnologie TheraVectys, issue de l'Institut Pasteur et spécialisée dans la mise au point de vaccins. Le second est un candidat vaccin à ADN", a indiqué Pasteur. Ces deux projets "sont aujourd'hui en phase préclinique", c'est-à-dire qu'aucun essai n'a encore été mené sur des humains.

Vaccin contre la rougeole 

En outre, cet arrêt "ne remet pas non plus en cause la poursuite des autres projets de recherche vaccinale menés en partenariat avec Themis/Merck-MSD", basés sur le vaccin contre la rougeole, précise Pasteur.

Selon l'Institut, des recherches sont en cours pour utiliser cette technologie contre d'autres maladies infectieuses (fièvre de Lassa, chikungunya).