Désert médicaux : le Loiret recrute des médecins retraités

Le Loiret doit faire face à une pénurie de médecins. Pour pallier l'absence de praticiens dans certains services, le Conseil général a décidé de faire appel à des médecins retraités.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

Le conseil général du Loiret a décidé de faire appel aux médecins retraités du département afin de pourvoir les postes vacants au sein de ses services, a annoncé jeudi 17 avril 2014 le président du conseil général Eric Doligé (UMP), dans un communiqué. Le Loiret emploie actuellement 12 médecins au lieu des 25 qui seraient nécessaires pour assurer les consultations des nourrissons, l'évaluation des personnes âgées ou handicapées ou encore des visites médicales dans les écoles.

"Nos besoins sont en progression, la population vieillit et nous ne parvenons pas à recruter en raison de la désertification médicale. Pour éviter d'aggraver la pénurie, nous avons décidé de nous tourner vers les retraités, en coopération avec le conseil de l'ordre", a précisé Eric Doligé.

Le Loiret, qui devrait voir sa population médicale en activité baisser de 3,4% jusqu'en 2018, compte environ 500 médecins libéraux retraités ou en activité partielle, qui recevront tous une plaquette du Conseil général accompagnée d'une lettre d'explication.

Le département leur propose soit des vacations payées 45 euros de l'heure, soit des contrats à temps partiel ou à plein temps, rémunérés au maximum 3.800 euros brut par mois, plus une prime de 1.500 euros.

Selon le Conseil général, l'enveloppe globale pour couvrir l'ensemble de ces besoins pourrait atteindre un million d'euros.

Selon le Conseil national de l'ordre des médecins, sur la période allant de 2007 à 2013, la région Centre se positionne au troisième rang des régions (après l'Ile-de-France et la Champagne-Ardenne) où les médecins inscrits au tableau de l'Ordre en activité régulière sont en plus forte diminution (-2,9%). Avec une densité moyenne de 241,7 médecins en activité régulière pour 100.000 habitants, la région Centre a la plus faible densité médicale de France juste derrière la Picardie.

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