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Masques Dim "toxiques" : pas de risque… sous certaines conditions

Les masques en tissus de la masque Dim distribués aux enseignants ne comporteraient pas de risque immédiat pour la santé. A condition toutefois de respecter strictement toutes les précautions d’emploi, selon l’Anses.

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Masques Dim
Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / Lubo Ivanko

Les masques Dim distribués aux enseignants contre la covid comportent-ils un risque pour la santé ? A priori non, à condition que "les précautions d’emploi" soient "strictement respectées", pour l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Dans le cas contraire, "des risques sanitaires ne peuvent être totalement écartés" note l'agence dans l'avis mitigé qu'elle publie le 28 octobre.

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Zéolithe d’argent et de cuivre

L'Anses avait été "saisie en urgence" pour estimer les risques potentiels de ces masques en tissu lavables traités par deux substances actives antimicrobiennes : la zéolithe d’argent et la zéolithe d’argent et cuivre. Ces produits biocides avaient en effet été accusés d'être toxiques par le site Reporterre le 13 octobre. En réponse, le ministère de l'Éducation nationale avait suspendu le 20 octobre la distribution de ces masques aux enseignants, en attendant les résultats d'une expertise.

Laver, porter quatre heures, relaver

A l'issue de cette expertise, l’Anses "a écarté la potentialité d'effets nocifs immédiats et graves pour la santé humaine, notamment de toxicité pour la reproduction".

A condition cependant que les précautions d’usage soient respectées, à savoir :

  • Laver le masque avant le premier emploi et après chaque utilisation ;
  • Ne pas porter le masque plus de quatre heures ;
  • Remplacer le masque dès qu’il est humide.

Un risque d’effets toxicologiques à moyen terme

Mais "dans les conditions réelles de port" de ces masques, à savoir "dès lors que le masque traité est porté sans lavage préalable ou n’est pas changé dès qu’il est humide", "tout risque sanitaire ne peut être exclu", note l’agence.

C’est pourquoi, compte-tenu des situations pouvant exister dans la vie courante et "des scénarios « pire cas »", l'agence sanitaire considère que des effets toxicologiques à moyen terme peuvent survenir. Il s’agirait notamment d’une "accumulation d'ions argent Ag+ dans les organes".

Mieux encadrer l’utilisation des biocides

L’Anses souligne enfin qu’un traitement chimique par des biocides n’est pas une exigence technique requise pour les masques en tissu. Selon cette agence, un meilleur encadrement de l’utilisation des traitements antimicrobiens, en particulier dans les produits de consommation courante, est nécessaire.

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