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"Ils sont privés de leur liberté": le cri d'alarme d'une directrice d’EHPAD

De nombreux décès, une solitude difficile à vivre, les EHPAD payent un lourd tribu depuis le début de l’épidémie. Pour réduire l'isolement, le ministère de la Santé et des Solidarités a décidé d'assouplir les conditions de visite.

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"Ils sont privés de leur liberté": le cri d'alarme d'une directrice d’EHPAD

Le cri d'alarme des directeurs d'EHPAD a été entendu. Le ministère de la Santé et des Solidarités annonce ce lundi 1er juin un assouplissement des conditions de visite dans les EHPAD. Les résidents de ces établissements étaient jusqu'à aujourd'hui les grands oubliés de ce déconfinement. "Depuis le 11 mai, ils se disent prisonniers de l’établissement" déplore Valérie Mercier, directrice de l’EHPAD Boris Antonoff à Saint-Malo.

"De quel droit interdit-on à un résident d’aller dîner chez un enfant ?"

À Saint-Malo, comme ailleurs en France, les résidents sont en partie isolés de leur famille pour des raisons de sécurité. Mais cette situation est incompréhensible pour Valérie Mercier : "De quel droit interdit-on à un résident d’aller dîner chez un enfant ?" déplore-t-elle. Cette directrice est même force de proposition : "Si la famille respecte les gestes barrières, ça ferait beaucoup de bien au moral des résidents et ils auraient le sentiment de reprendre une vie un petit peu plus normale." 

”Ils ne vont plus avoir envie de vivre”

Le temps passe et cette solitude pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’état de santé des résidents. "Il y a un vrai syndrome de glissement qui va s’installer, ils ne vont plus avoir envie de vivre et ils ne vont plus avoir envie de se battre" alerte Valérie Mercier.  

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