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Deuxième vague : depuis mai en Corée du Sud, à l’automne en France?

Alors que la Corée du Sud a reconnu lutter depuis mi-mai contre une deuxième vague de coronavirus, le Conseil scientifique français s’attend à ce que cette vague frappe notre pays d’ici quelques mois, avant l’hiver.                                 

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Deuxième vague : depuis mai en Corée du Sud, à l’automne en France?
Image d'illustration. Foule de personnes portant un masque contre le coronavirus à Séoul, Corée du Sud. Crédits Photo : © Shutterstock / fotografkr

Entre 35 et 50 nouveaux cas de Covid-19 par jour en Corée du Sud. Le gouvernement a annoncé le 23 juin lutter depuis mi-mai contre "une deuxième vague", essentiellement à Séoul et ses environs, une zone qui concentre la moitié de la population du pays.

Le pays était en février le deuxième le plus touché par l'épidémie, après la Chine où elle était apparue. Mais les autorités sud-coréennes étaient parvenues à maîtriser la situation grâce à une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes infectées, sans même imposer de confinement obligatoire.

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Principalement des cas arrivés de l’étranger

Les consignes de distanciation sociale avaient cependant été assouplies après les vacances de début mai et le pays avait globalement retrouvé un fonctionnement normal. Mais depuis plusieurs semaines, les chiffres sont repartis à la hausse. "Nous pensons que la deuxième vague dure depuis les vacances de mai", a ainsi déclaré le directeur des Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies (KCDC), Jung Eun-kyeong.

Des mesures de distanciation sociale avaient été réimposées fin mai après l'apparition de foyers de contamination à Séoul et à proximité. La plupart des cas enregistrés ces trois dernières semaines ont cependant été importés. Au total, 46 nouveaux cas ont été répertoriés mardi, portant le total national à 12.484. Sur les 46, 30 étaient des passagers arrivés de l'étranger.

800 cas par jour d’ici un mois ?

Le maire de Séoul Park Won-soon a averti lundi que des mesures beaucoup plus strictes seraient prises dans sa ville si le nombre de contaminations y était supérieur à 30 trois jours de suite. Car si la capitale ne parvenait pas à endiguer la vague actuelle, le total de nouveaux cas journaliers pourrait être de 800 d'ici un mois, a-t-il dit.

Le président sud-coréen Moon Jae-in s'est cependant dit "confiant". "Ce que nous avons appris ces cinq derniers mois, c'est que l'on peut empêcher les infections si on respecte les règles élémentaires de décontamination et les consignes du gouvernement", a-t-il estimé le 23 juin.

Une deuxième vague "extrêmement probable" en France

Et en France, doit-on redouter l’arrivée d’une deuxième vague ? Dans une note publiée le 21 juin, le Conseil scientifique affirme que plusieurs arguments soutiennent l’hypothèse "extrêmement probable" d’une "intensification de la circulation du SARS-CoV-2 dans l’hémisphère nord à une échéance plus ou moins lointaine", à savoir d’ici "quelques mois et notamment à l’approche de l’hiver".

Quels sont ces arguments sur lesquels s’appuient ces experts ? Le premier repose sur l’immunité collective. Celle-ci ne dépasse pas les 5% de la population française, un chiffre très "(insuffisant) pour empêcher la survenue d’une deuxième vague épidémique" selon les experts.

Bientôt un rythme saisonnier ?

Deuxième argument : la circulation du virus est "encore très importante (...) à l’échelle planétaire, et notamment dans l’hémisphère sud qui aborde sa période hivernale", comme en témoigne notamment le bilan au Brésil, qui compte plus de 50.000 morts et deux millions de cas confirmés.

Enfin, le troisième argument s’appuie sur l’exemple d’autres virus, notamment les "pandémies grippales" qui se sont "déroulées en deux ou trois vagues avant d’adopter un rythme saisonnier" note le conseil scientifique.

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