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La cigarette électronique aide-t-elle vraiment à l’arrêt du tabac ?

En sept ans, 700.000 fumeurs auraient arrêté la cigarette grâce au vapotage, selon Santé publique France. Mais les Français continuent de se méfier de la cigarette électronique dont les effets sur la santé restent mal connus.

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La cigarette électronique aide-t-elle vraiment à l’arrêt du tabac ?
Crédits Photo : © Pixabay / Roland Mey

Le vapotage aide-t-il vraiment à arrêter de fumer ? Selon Santé publique France qui publie le 26 juin 2019 les résultats de son Baromètre 2017*, une part importante d’anciens fumeurs estiment que la cigarette électronique les a aidés à renoncer au tabac.

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La moitié des vapoteurs sont d’anciens fumeurs

Premier constat de Santé publique France : en 2017, en France métropolitaine, tous les vapoteurs âgés de 18 à 75 ans ont quasiment déjà tous une expérience avec le tabac : parmi les vapoteurs quotidiens, 49,5% sont d’anciens fumeurs et moins de 1% n’ont jamais fumé.

Autrement dit, les vapoteurs seraient plutôt des fumeurs ou des anciens fumeurs que des personnes initiées à la nicotine par une cigarette électronique. "L’e‐cigarette est très majoritairement utilisée avec l’objectif de réduire sa consommation de tabac ou comme outil pour arrêter le tabac" interprète Santé publique France. "Elle ne semble donc pas devenir, dans la population adulte, un nouveau produit utilisé sans lien avec le tabac" ajoute l’agence sanitaire qui tempère cependant les conclusions à tirer de cette observation en particulier pour les adolescents exclus de cette étude et rappelle que "90 % des expérimentations de tabac ont lieu avant 18 ans".

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700.000 fumeurs en moins

Ensuite, par rapport à 2014, la part de fumeurs quotidiens a été divisée par deux chez les vapoteurs alors que celle des ex-fumeurs a doublé. Ce qui traduit une transition progressive des fumeurs vers la cigarette électronique. Et cela s’observe bien dans les faits : 76,3% des ex-fumeurs déclarent que l’e‐cigarette les a aidés à arrêter de fumer dont 67,8 % sans autre aide et 8,6 % avec l’aide combinée de substituts.

Résultat, le nombre d’ex‑fumeurs quotidiens ayant arrêté de fumer depuis plus de six mois et qui pensent que vapoter les a aidés à arrêter de fumer est estimé à environ 700.000 personnes depuis l’arrivée de l’e‑cigarette sur le marché en France en 2010, soit sur une période d’environ sept ans.

Une méfiance en hausse

Mais malgré son usage grandissant, la cigarette électronique est perçue comme aussi ou plus nocive que la cigarette ordinaire par la moitié de la population et une tendance à l’augmentation de la méfiance est de plus en plus observée dans tous les groupes (fumeurs, vapoteurs, non‐vapoteurs ou non‐fumeurs) au cours des dernières années.

Et pour cause : "les effets à long terme sur la santé des vapoteurs exposés aux émissions de cigarette électronique sont, finalement, relativement peu documentés" note Santé publique France. Deux raisons principales expliquent ce manque de données : l’arrivée récente de l’e‐cigarette mais aussi "la difficulté d’évaluer ces effets chez des vapoteurs qui sont, pour la plupart, également des fumeurs ou ex‐fumeurs" rapporte l’agence sanitaire.


Une méfiance qui explique aussi une opinion globalement favorable de la population sur la réglementation de l’e-cigarette : "l'interdiction de vapoter dans les lieux où il est interdit de fumer et celle de vendre des e‑cigarettes aux mineurs de moins de 18 ans sont favorablement appréciées, par respectivement 66,9 % et 77,5 % de la population" recense Santé publique France.

Moins nocif mais aussi addictif

Mais globalement, "la communauté scientifique s’accorde pour dire que les émissions d’e‐cigarette sont moins nocives que la fumée issue de la combustion du tabac". En effet, "l’aérosol de l’e‐cigarette ne contient pas les nombreuses substances chimiques irritantes, toxiques et cancérigènes qui sont présentes dans la fumée de tabac" comme les goudrons ou le monoxyde de carbone.

Mais comme la plupart des liquides de cigarette électronique contiennent de la nicotine, le vapotage reste une pratique fortement addictive.

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*Le Baromètre de Santé publique France 2017 est une enquête menée par téléphone auprès d’un échantillon de 25.319 personnes, représentatif de la population des 18‐75 ans, résidant en France métropolitaine et parlant le français, réalisée par l’Institut Ipsos du 5 janvier au 18 juillet 2017.

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