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Que sait-on de la mort du coureur belge sur le Paris-Roubaix ?

La mythique course cycliste a été endeuillée hier par le décès de Michael Goolaerts, 23 ans. Un drame qui intervient après une série noire de morts subites dans le football.

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"Sport de haut niveau : les causes de la mort subite", les explications avec Marina Carrère d'Encausse et Régis Boxelé

Les bras en croix au bord d'un talus. C'est la dernière image de Michael Goolaerts. Ce jeune coureur belge participait pour la première fois à la course Paris-Roubaix. Tombé dans le deuxième secteur pavé entre Viesly et Briaste, le jeune cycliste a été retrouvé inconscient et en arrêt cardio-respiratoire. Il a été pris en charge et réanimé par l'équipe médicale de la course, puis par les secours avant d'être transporté par hélicoptère au CHU de Lille, où il est décédé dans la soirée.

Les causes exactes de sa mort restent à déterminer mais ce nouveau drame pose la question de la mort subite chez les sportifs. Quatre footballeurs ont trouvé la mort en un mois, en raison de problèmes cardiaques. Après Davide Astori (31 ans), Thomas Rodriguez (18 ans) et Baptise Le Foll (12 ans), le footballeur du Havre Samba Diop (18 ans) est lui aussi décédé.

Cette mort subite d'origine cardiaque touche 1.200 sportifs par an en France. Elle résulte toujours d'un trouble du rythme cardiaque. Habituellement, le muscle cardiaque se contracte régulièrement afin de jouer son rôle de pompe en envoyant le sang dans l'ensemble du corps. Dans certains cas, le cœur s'emballe et se met à battre très rapidement au point qu'il n'ait plus le temps de se remplir entre chaque contraction, c'est ce qu'on appelle la fibrillation. La pompe cardiaque n'éjecte plus rien, il n'y a plus de débit, le cerveau n'est plus irrigué et la personne décède.

Schématiquement, il existe deux grandes causes qui expliquent ce trouble du rythme. En dessous de 35 ans, l'épaisseur trop importante de la paroi du coeur est incriminée. Passé cet âge, la maladie coronarienne est souvent la source du trouble cardiaque : les artères qui irriguent le coeur ne sont plus efficientes. Les médecins du sport essaient de dépister ces "gros cœurs" ou cette maladie coronarienne en faisant un électrocardiogramme, parfois une échographie ou une épreuve d'effort mais parfois cela ne suffit pas à dépister une maladie débutante qui va se révéler lors de l'activité sportive.

La meilleure prévention reste la formation aux gestes qui sauvent. En cas d'arrêt cardiaque, chaque minute perdue diminue de 10% les chances de survie.

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