VIH : le "patient de Berlin" est mort d’un cancer

Initialement connu sous le nom de « patient de Berlin », Timothy Ray Brown, premier malade à avoir guéri du Sida, est mort à 54 ans d’une leucémie sans rapport avec le VIH.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Aucun singe du groupe traité avec le triple anticorps n'a été infecté par le VIH.
Aucun singe du groupe traité avec le triple anticorps n'a été infecté par le VIH.

Timothy Ray Brown, l'Américain initialement connu comme le "patient de Berlin", est mort d'un cancer, a indiqué le 30 septembre la Société internationale sur le sida (IAS). Il était devenu en 2008 le premier homme à guérir de l'infection par le virus du sida.

"Ces six derniers mois, Timothy vivait avec une récidive de la leucémie" qui avait notamment atteint son cerveau, mais "était resté à l'abri du virus VIH", a souligné l'IAS dans un communiqué.

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« Timothy ne meurt pas du VIH »

Le compagnon de Timothy Ray Brown avait annoncé quelques jours auparavant que ce dernier était en phase terminale. "Timothy ne meurt pas du VIH, que les choses soient claires", avait confié Tim Hoeffgen le 28 septembre sur le blog du militant et auteur Mark King. Timothy Ray Brown, mort à 54 ans, a écrit une page de l'histoire médicale du VIH, le virus du sida.

Un traitement contre le sida et la leucémie

En 1995, il vivait à Berlin quand il a appris qu'il avait été contaminé par le virus. Puis en 2006, il a été diagnostiqué d'une leucémie.

Pour le soigner de sa leucémie, son médecin a eu recours à une greffe de moëlle osseuse, une thérapie très lourde qui permet de doter le patient d'un nouveau système immunitaire. Le médecin de l'université de Berlin a eu l'idée de choisir un donneur porteur d'une mutation génétique rare lui conférant une résistance naturelle au VIH, dans l'espoir que la greffe soigne les deux maladies d'un seul coup.

Il fallut deux greffes, des opérations lourdes et dangereuses, mais le pari a réussi: en 2008, Timothy Ray Brown était guéri des deux maladies. L'annonce initiale avait préservé son anonymat, le désignant comme "patient de Berlin".

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« La preuve vivante qu’on peut guérir du sida »

En 2010, il avait accepté de dévoiler son nom publiquement, et était depuis devenu une personnalité publique, s'exprimant dans des interviews et conférences. "Je suis la preuve vivante qu'il peut y avoir une guérison du sida", avait-il dit à l'AFP en 2012. "C'est magnifique d'être guéri du VIH".

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Un deuxième succès : le patient de Londres

Depuis, une seule autre rémission a été annoncée, en mars 2019, grâce à la même méthode, chez le "patient de Londres", qui lui aussi a révélé son identité ensuite, Adam Castillejo, et est désormais considéré guéri.

La méthode de la greffe de cellules souches est lourde et risquée. Il faut préalablement supprimer le système immunitaire du receveur par chimiothérapie, afin de le "remplacer" par celui du donneur. 

Cette méthode n'est pas considérée comme une voie de traitement généralisable. Aujourd'hui les traitements antirétroviraux permettent aux personnes de vivre une vie quasi normale avec le VIH.