Le CHU de Dijon accusé d’avoir laissé mourir de faim une patiente

L’hôpital de Dijon se défend d’avoir laissé une patiente de 77 ans mourir de faim. Après le décès de la malade le 31 août dernier, la famille avait porté plainte.

Mathieu Pourvendier avec AFP
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Le CHU de Dijon a indiqué qu'une autopsie a été ordonnée par le parquet
Le CHU de Dijon a indiqué qu'une autopsie a été ordonnée par le parquet  —  Capture écran Google Street View

Elle avait été hospitalisée en août. Claudette, 77 ans, est décédée le 31 août au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Dijon après plusieurs reports répétés de son opération. La famille de la patiente a porté plainte contre le CHU pour ne pas avoir nourri Claudette. Ce dernier a répondu mardi 8 novembre, se défendant d'avoir laissé mourir de faim la septuagénaire.

Hospitalisée pour une fracture du fémur

La malade, décédée le 31 août, avait été hospitalisée une semaine environ auparavant pour une fracture du fémur.       

Son opération a cependant été repoussée à plusieurs reprises. Et l'intervention devait être effectuée à jeun. En conséquence, la septuagénaire n'aurait pas été nourrie, selon sa famille.    

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Ouverture d’une enquête pour homicide volontaire

L'affaire, révélée dans un article du journal local Le Bien Public, a suscité un vif émoi au sein du CHU qui s'est dit "pleinement conscient de l'émotion" suscitée.   

Le parquet de Dijon a par ailleurs confirmé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour homicide volontaire à la suite de la plainte. Et le CHU a indiqué qu'une autopsie a été ordonnée par le parquet. Les résultats ne sont pas encore connus. 

Les repas donnés après chaque report ?

L'opération de la patiente a bien subi "plusieurs reports", a reconnu lors d'une conférence de presse le professeur Emmanuel Baulot, chef du service Chirurgie orthopédique et traumatologique adulte du CHU.      

Cependant, il a assuré que Claudette a bien été maintenue à jeun "plusieurs jours successifs" mais "sous surveillance" et, après chaque report, elle "a eu des repas". En outre, le chef du service a précisé que cela était consigné dans son dossier.      

Sans vouloir se prononcer sur l'enquête en cours, le professeur Baulot a indiqué que la malade avait plusieurs comorbidités. Toutefois, il admet que les reports répétés de son opération avaient détérioré son état de santé.      

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