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Bronchiolite : pourquoi elle ne touche que les nourrissons

Toux, respiration rapide et sifflante... Chaque année en France, la bronchiolite touche près de 500.000 nourrissons. Des chercheurs viennent d’identifier un groupe de cellules immunitaires, présentes uniquement chez les nouveau-nés, qui expliqueraient qu'ils soient la cible privilégiée du virus.

Rédigé le , mis à jour le

Bronchiolite : pourquoi elle ne touche que les nourrissons

Les nourrissons de moins de 3 mois sont les plus à risque de développer les formes graves de la bronchiolite. Ils doivent alors être hospitalisés en soins intensifs et placés sous assistance respiratoire. Des chercheurs de l’Institut Pasteur de Paris et de Shanghai, de l’hôpital Bicêtre (AP-HP), de l’Université Paris-Sud et du CNRS ont découvert une particularité dans leurs défenses immunitaires : la présence d’un lymphocyte jusque-là inconnu.

Découverte d’un lymphocyte particulier, propre aux nourrissons

Richard Lo-Man, directeur de recherche en immunologie à l’Institut Pasteur, explique : "on a découvert un lymphocyte B présent uniquement chez les nourrissons et qui freine l’immunité contre les agents infectieux. Ce lymphocyte est spécifiquement ciblé par le virus responsable de la bronchiolite, empêchant le développement de l’immunité et permettant une prolifération plus importante du virus".

Normalement, lorsqu’un virus attaque l’organisme, toutes sortes de défenses immunitaires se mobilisent pour le détruire, comme par exemple les lymphocytes T. Chez les nourrissons, la différence c’est que le virus de la bronchiolite va spécifiquement infester et activer les lymphocytes B découverts par les scientifiques. Comme ces lymphocytes B particuliers freinent la production de lymphocytes T, le virus n’est pas attaqué. Cela limite son élimination, ce qui explique la sévérité accrue de la maladie.

Traitement préventif pour les nourrisons les plus à risque

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives diagnostiques et thérapeutiques. Selon Richard Lo-Man, "l'une des applications est la détermination à la naissance du nombre de ces lymphocytes. Et, selon un seuil qui serait à déterminer, on pourrait administrer un traitement préventif qui empêcherait l’infection chez les enfants à risque". Ce traitement préventif existe déjà. Il est systématiquement donné aux grands prématurés pour les mettre à l’abri de la bronchiolite.  

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