Deuil périnatal : Chloé témoigne de la perte de son fils

Pour "Raconte !", à l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, Chloé nous livre son témoignage. En plein confinement, elle a perdu son fils à 6 mois de grossesse.

Muriel Kaiser
Muriel Kaiser
Rédigé le

Ce samedi 15 octobre, à l'occasion de la journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal, Chloé nous raconte son parcours. En 2019, la jeune femme tombe enceinte. Cette nouvelle fait son bonheur ainsi que celui de son conjoint. Mais rapidement, la tristesse prend le pas. Son petit garçon est diagnostiqué d'une hernie diaphragmatique bilatérale, une malformation avec laquelle il est impossible de vivre.

Chloé et son conjoint ont deux choix : avoir recours à une interruption médicale de grossesse (IMG) ou poursuivre la grossesse jusqu'au terme. "Pour nous, il était impensable de faire souffrir notre bébé. On ne pouvait pas s'imaginer notre nouveau-né ne pas arriver à prendre sa première respiration", témoigne Chloé. En effet, le petit garçon n'a pas de poumons. Une réalité parfois difficile à saisir. "Je le sentais tout le temps bouger, j'avais l'impression qu'il était là, en forme. Il fallait à chaque fois relire les compte-rendus médicaux pour se rendre compte que non, il ne pourra pas vivre, il ne va pas tout à coup avoir deux magnifiques poumons qui vont pousser...".

À lire aussi : Après un grave accident domestique, Inès vit sans oesophage et sans estomac

Briser le tabou du deuil périnatal

Chloé et son compagnon se dirigent vers une IMG, comme "un non-choix", rapporte Chloé. Alors que le pays est en plein confinement, le couple vit ses derniers instants avec son fils. La solitude engendrée dans une telle épreuve dans le contexte inédit du Covid-19, la nuit de l'IMG, la rencontre avec son fils... Chloé témoigne avec émotion et sans tabou.

Elle souhaite avant tout briser le tabou du deuil périnatal. "Les gens pensent toujours qu'on va s'effondrer s'ils prononcent le prénom de notre enfant. Si vous saviez... on ne sera jamais plus heureux qu'en entendant ce prénom". Et aux personnes se sentant démunies dans une telle situation, Chloé souhaite aiguiller : "Vous pouvez simplement demander si on a envie d'en parler. Si l'on se sent la force, on s'ouvrira à vous, et si ce n'est pas le moment, la personne sait que vous êtes là, à ses côtés".

Pour ne manquer aucune info santé, abonnez-vous à notre newsletter !