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Dans la vallée de l’Orbiel, les habitants s’inquiètent de la pollution à l’arsenic

La mine d'or de Salsigne, autrefois la plus grande d'Europe, a laissé aux habitants un triste héritage : une pollution à l’arsenic. En octobre dernier, de violentes inondations ont disséminé les déchets de l’ancienne mine dans l'environnement.

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Dans la vallée de l’Orbiel, les habitants s’inquiètent de la pollution à l’arsenic

Plusieurs mois après des inondations, des analyses ont révélé qu’une cinquantaine d’enfants de Lastours dans l'Aude ont été intoxiqués à l’arsenic. De l’eau contaminée avait recouvert la cour de l’école du village. A seulement deux kilomètres, les déchets de l’ancienne mine sont entreposés sur la montagne, à l’air libre. Les autorités de santé donnent plusieurs mesures à suivre : se laver les mains, ne pas consommer de l’eau contaminée notamment dans les puits privés…

Actuellement, l’ARS analyse les potagers submergés lors des inondations. « Ces résultats vont nous permettre de formuler d’autres recommandations sanitaires sur un périmètre qu’on va définir, pour savoir si on va recommander à la population de consommer ou non certains légumes… » explique Dominique Mestre-Pujol, responsable Santé Environnement à l’ARS Occitanie – Aude.

Risque de cancer après une exposition chronique

Jean-Louis Teissié, adjoint à la mairie, regrette cette situation : « ces déchets sont là depuis 1910. C’est ahurissant de vouloir nous faire vivre avec des préconisations alors que la question fondamentale est la dépollution du site. Nous exigeons que l’Etat prenne ses responsabilités et engage des travaux ».

L’arsenic est surtout dangereux en cas d’ingestion. Les enfants, qui mettent les mains à la bouche, sont donc plus exposés. Il peut avoir des effets cutanés : troubles de la coloration de la peau, hyperkératose, et à plus long terme, tumeurs. Des dizaines d’années après une exposition chronique, l’arsenic peut aussi provoquer du diabète, des incidents cardiovasculaires, et des cancers du poumon ou de la vessie… Une étude, réalisée dans les prochains mois, indiquera si les mesures actuelles suffisent à protéger la population.

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