Furosémide : fallait-il donner l'alerte ?

L'alerte lancée par l'Agence du médicament (ANSM) pour une possible erreur de conditionnement de boîtes de diurétique Furosémide, suspectées de contenir un somnifère, est levée. L'annonce a été faite ce jeudi 20 juin 2013 par Dominique Maraninchi, directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament.

La rédaction d'AlloDocteurs
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"Il y a fin d'alerte, 800.000 personnes prennent du Furosémide, elles doivent continuer leur traitement", a déclaré jeudi 20 juin 2013, sur Europe 1, Dominique Maraninchi, directeur général de l'Agence nationale de sécurité du médicament, annonçant la fin de l'alerte.

L'Agence avait décidé, le 10 juin 2013, le rappel de toutes les boîtes de Furosémide "par mesure de précaution". L'alerte sur une possible erreur de conditionnement de boîtes de ce diurétique, suspectées de contenir du somnifère, se basait sur un seul signalement par un pharmacien de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Celui-ci avait constaté la présence d'un comprimé de somnifère (Zopiclone Teva), en l'extrayant d'une plaquette de Furosémide Teva, rapportée par une patiente se plaignant de somnolence. 

"Nos analyses faites sous contrôle de la police n'ont pas montré de comprimé suspect, c'est rassurant. Fin de l'alerte, poursuite des investigations et pas de surmédiatisation", a annoncé Dominique Maraninchi. "Maintenant, nous savons que ceux qui ont pris du Furosémide Teva n'étaient pas en danger, qu'on a eu un phénomène isolé", a-t-il précisé. Il a rappelé que le Furosémide n'est pas un médicament anodin.

"Si on ne le prend pas, à ce dosage, on risque un oedème pulmonaire". "Ma mère prenait ce traitement, la moyenne d'âge est de 75 ans, 25% des patients ont 85 ans, parfois dans des situations de survie maintenue par le Furosémide. Des personnes sont mortes en prenant du Furosémide, pas à cause du Furosémide, bien heureusement", a-t-il conclu.

Aucun comprimé de somnifère n'a été décelé dans près de 3.000 boîtes du diurétique Furosémide Teva examinées après l'alerte lancée le 7 juin, avait indiqué mercredi l'agence du médicament ANSM. Aucun cas grave ou décès n'a pu être imputé, à ce jour, à Teva.

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