Empoisonnements à l'Institut Gustave-Roussy : un stagiaire reconnaît les faits

Un chercheur stagiaire de 24 ans serait responsable de la tentative d'empoisonnement, fin mars 2014, de trois chercheurs de l'Institut Gustave-Roussy. Selon une source judiciaire citée par l'AFP, l'homme a expliqué avoir voulu se venger de l'Institut, qui aurait publié ses recherches "sans son autorisation".

La rédaction d'AlloDocteurs
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Le bâtiment principal de l'Institut Gustave-Roussy (cc-by-sa Sam67fr)
Le bâtiment principal de l'Institut Gustave-Roussy (cc-by-sa Sam67fr)

Lundi 31 mars 2014, trois chercheurs de l'unité de recherche l'institut Gustave-Roussy avaient été pris de vomissements et de maux de tête après avoir bu un café préparé avec de l'eau chauffée dans une bouilloire de leur salle de pause.

La direction de l'Institut avait déposé plainte pour tentative d'empoisonnement après la découverte, dans la bouilloire, d'azoture de sodium - une substance très toxique, utilisée dans les laboratoires pour éviter le développement de certaines bactéries dans les échantillons biologiques(1).

Le même jour, des employés découvraient que la porte du réfrigérateur de leur salle de repos avait été forcée et que plusieurs tubes de culture des laboratoires avaient été déplacés derrière des meubles du pavillon...

L'enquête a orienté les soupçons de la police sur un ancien stagiaire de l'Institut, âgé de 24 ans. Selon une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.fr, le jeune homme a été arrêté à Versailles le 23 avril, et  mis en examen deux jours plus tard,pour "empoisonnement avec préméditation", "tentative de destruction par substance explosive" (pour avoir placé "des bouteilles de gaz dans un congélateur") et "destruction de bien d'utilité publique".

Selon cette source judiciaire, l'ex-stagiaire "a reconnu en partie les faits". Il aurait déclaré avoir agi "pour se venger de Gustave-Roussy", qui aurait "publié ses travaux sans le lui demander".

Le jeune homme a été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire.

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(1) Si la température de l'azoture de sodium s'élève trop rapidement, ce composé peut exploser (une propriété chimique utilisée pour le gonflement des airbags dans les automobiles).